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mercredi 11 février 2026

Chernobyl, Fukushima, Hiroshima, Mururoa e Semipalatinsk.

 

Cracher sur la mémoire des victimes de la contamination atomique n’est pas un délit négationniste.

Ceux qui conçoivent les armes atomiques, en connaissent la masse et le rendement de fission le savent parfaitement. Personne ne largue une bombe atomique sans avoir au préalable déterminé à quelle altitude la faire exploser. Exprimé en langage courant, cela signifie qu’il faut préméditer « politiquement » l’ampleur du dommage radiologique local recherché, qui sera soit momentané, soit éternel… selon les humeurs belliqueuses… Chacun sait que l’uranium et le plutonium ne sont pas seulement des explosifs (qui, soit dit en passant, ne consomment en moyenne globale qu’environ 10 % de leur masse en en dispersant dans l’air pas moins de 90 % telle quelle[1]), mais qu’ils sont surtout des poisons à très longue demi-vie extrêmement violents et patients lorsqu’ils sont incorporés, tout comme le sont leurs produits de fission et d’activation.

Tous les états-majors savent parfaitement qu’une ogive atomique est aussi, en soi et fatalement, une bombe sale, capable de contaminer plus ou moins intensément les sols selon l’altitude à laquelle on la fait exploser. (0,1 curie par km² de plutonium 238 -6 milligrammes- ou de plutonium 239 -1,6 gramme- déposés au sol sous forme de particules fines, et c’est une zone interdite. Une catastrophe radiologique multiséculaire ne pèse pas lourd.) Un engin dont les résidus réduits en particules fines sont capables non seulement d’irradier de manière externe par les gamma artificiels qui s’élèvent du sol, mais aussi et surtout de contaminer dangereusement par voie interne les êtres vivants qui mangent et respirent sur place. Tout le monde sait qu’un engin atomique tue davantage à retardement, sur un temps infiniment long et à l’échelle de la planète entière, par la contamination interne via l’alimentation et la respiration, qu’à l’instant même par l’irradiation externe.

Autrement dit, pour rendre le propos concret en se mettant dans la peau horrible de celui qui prend cette décision atomique et en choisissant Paris comme cible stratégique imaginaire et aléatoire, avant de lancer la bombe atomique nous devons décider si nous nous contentons de démolir la ville et tuer, ne serait‑ce que par l’éclair gamma et neutronique, ses habitants, en faisant détoner l’engin à une altitude supérieure au rayon de sa boule de feu, de façon à ce qu’il n’y ait PAS de retombées locales de particules radioactives en raison du puissant appel d’air vers le haut qui suit toute détonation atomique incandescente, mais qu’il n’y ait « que » des retombées radioactives « mondiales » qui tuent à petit feu pour des millénaires.

Ou bien, à l’inverse, si en plus de détruire Paris et de massacrer tous ses habitants, nous voulons aussi « politiquement » empêcher sa reconstruction future en faisant exploser l’engin au sol, de manière à transformer le lieu en zone interdite « éternelle », inhabitable et inculte, du fait que 10 à 30 % des résidus radioactifs persistants de l’ogive reposeront sur place dans ce cas. À Hiroshima et Nagasaki, la première option a été choisie par les américains, préservant le furtur proche des deux villes, notamment en vue du débarquement de leurs propres troupes, et réservant l’ensemble des retombées à la planète entière sans avenir lointain, raison pour laquelle elles ont pu être reconstruites. Les deux villes étaient en effet exemptes de contamination radioactive particulaire, à l’exception des rares mais extrêmement agressifs produits d’activation au point zéro, générés par les neutrons qui se sont enfoncés dans le sol et les bâtiments[2]. S’ils avaient opté pour une détonation au sol, Hiroshima et Nagasaki seraient deux autres Tchernobyl ou Fukushima inhabitables. 

Tous les physiciens nucléaires civils et militaires le savent, et l’AIEA le sait aussi ; une AIEA qui, à coup sûr, ne déménage ni à Tchernobyl, ni à Fukushima, ni dans aucun lieu où des essais atomiques avec explosion au sol ont été effectués. (Regarder ce que font[3] -et ne ne font pas- les instituts « nucléarisés », jamais ce qu’ils disent. Ils sont tous martiaux pour pousser, avec le fusil de la fausse rhétorique physique, les populations vers les camps de concentration atomiques, mais eux font tout pour ne pas y mettre le pied longtemps. Il faudrait une loi impérative contre quiconque propage l’innocuité des retombées nucléaires. C’est une contre‑vérité physique et médicale ennemie de la sécurité publique mondiale, un crime contre l’humanité. Et c’est exactement comme appeler « douche » une chambre à gaz, en s’y enfermant de surcroît volontairement.)

Nous invitons donc cordialement les négationnistes atomiques qui, en diverses langues, comparent Hiroshima à Tchernobyl pour en tirer de fausses conclusions sur la propreté des engins atomiques qui ont radiopollué la planète entière et continuent de tuer partout dans le monde à en outre comparer les îles Marshall, Lop Nor, Semipalatinsk, Muruoa ou Maralinga où des engins ont explosé au sol à Tchernobyl et à Fushusima pour n'en voir aucune différence substantielle en termes de salissure locale du terroir. Nous les convions ensuite à passer des paroles aux actes en allant, cobayes sans frontières, vivre joyeux précisément dans ces zones interdites militaires où personne ne mourra jamais. Ils auront là l’opportunité de démontrer sur leur propre peau et sur la tenue génétique de leurs petits‑enfants que l’AIEA, les gouvernements et les états‑majors se trompent depuis toujours en tenant dûment compte des retombées atomiques létales à toutes les doses.

D’autres ont échoué, en un certain sens, à prouver que le Zyklon B était un bain moussant ; nous sommes certains que vous, de l’internationale négationniste, n’échouerez pas à réfuter les preuves matérielles accablantes apportées par les scientifiques militaires eux‑mêmes. Grâce à vous, les superpuissances, jusqu’ici freinées par leur propre personnel et par des hôpitaux bondés d’agonisants, pourront enfin employer ces bombes bénies au bord de la rouille qui, en définitive, sont -éloquente découverte de votre part- simplement puissantes mais nullement contaminantes. À bas les retombées ! À bas des bibliothèques entières multilingues consacrées au sujet, avec relevés spectrométriques et preuves à l’appui. À bas les barrières de confinement autour des sites d’explosions atomiques au sol et des centrales éventrées ! Qu’on élève un centre touristique exclusif dans le limpide atoll de Mururoa et un autre à Fukushima entre mer et montagne ! Quel bonheur. Vive les catastrophes nucléaires et la guerre atomique ! Ce n’est plus une contamination radiologique sans cessez‑le‑feu. Une découverte suprême. Et c’est, au fond, ce que vous chantez insouciamment en chœur multilingue. Continuez donc, vous serez exaucés.

        Le prix Nobel posthume vous attend, il n’y a aucun doute possible. Même s’il est vrai qu’il n’est nul besoin que vous vous déplaciez vers les zones maudites en liquidateur, pompier ou simple scientifique zélé pour prouver qu’on y vit très bien, immunisé contre toute irradiation : les particules fines viennent à vous à chaque respiration, où que vous vous trouviez. Les essais atomiques -dont nous avons encore au moins 100 tonnes de radiotoxiques alpha (U235 et Pu239 essentiellement) en circulation atmosphérique-, Tchernobyl, Fukushima, l’uranium appauvri pulvérisé par milliers de tonnes, les effluents quotidiens des réacteurs nucléaires entrent à chaque instant dans vos corps et s’installent dans vos cellules pour irradier de l’intérieur de façon chronique l’ADN, déclenchant toutes sortes de troubles et de pathologies. Ce n’est qu’une question de temps. La dure lex atomica est impitoyablement la même pour tous, pour toujours et partout.[4]

 


 

 

 



[1] Les environ 5 tonnes de Pu239 disparues par fission dans une partie des engins ont même été à court à terme intégralement reconstruites par activation de l’U238 par tous les engins, un peu chacun. En réalité seul l’U235 a perdu de la masse durant ces tests.

[2] Ce phénomène est connu sous l’acronyme NIGA (Neutron Induced Ground Activation -activation du sol induite par les neutrons-). Il y a environ 20 ans une preuve matérielle en a été apportée par la découverte d’un fragment de cuivre provenant de la célèbre coupole d’Hiroshima, contenant du nickel radioactif produit par activation neutronique. Ce nickel 63 a été induit par le flux de neutrons émis lors de l’explosion, via la réaction nucléaire 29Cu63 (n,p) → 28Ni63.

[3] Un général français se fit photographier immergé dans la lagune de Mururoa la veille d’une explosion atomique. Deux jours plus tard, les journaux, photo balnéaire à l’appui, titraient : « Le commandant se baigne le lendemain de l’explosion. La lagune est propre. » Le mensonge nazi de la « douche » fut ainsi promptement adopté et adapté par les « démocraties » nucléaires.

[4] Notre sperme européen est déjà, statistiquement, foutu. Et ces pauvres jeunes désespérés qui sont entré massivement en Europe, après avoir respiré d’énormes quantités d’uranium appauvri lors des guerres des Balkans, du Golfe et de l’Afghanistan, apporteront plus de maladies que d’enfants. Le scénario est déjà écrit et il sera tragique.

 

vendredi 23 mai 2014

Fukushima et la science déficitaire.

Résumé : En raison du fait que l’entier inventaire des gaz nobles a fui Fukushima il aurait été possible d’estimer de manière simple et objective l’excursion encore indéfinie des autres radioéléments en tirant parti du ratio d’activité atmosphérique de ces gaz nobles avec des éléments tel que le césium, le tellure, le strontium ou le plutonium. Or ceci a été et est encore méthodiquement évité afin d’empêcher cette tragique mais nécessaire reconstruction globale.
Une des raisons pour lesquelles les innombrables « papers » scientifiques qui prétendent modéliser et quantifier l’excursion aérienne de Fukushima sont objectivement sujets à caution est qu’aucun d’entre eux, absolument aucun, ne reporte le ratio initial du Xénon 133 (ou du Krypton 85) avec un quelconque autre radioélément, non inerte, comme le I131 ou le Cs137 par exemple. Il y a pourtant unanimité sur le fait que le Xénon 133, gaz noble, a pris la fuite à 100% ou presque soit une excursion atmosphérique de l’ordre de 1,2E19 Bq. Il ne peut par conséquence échapper à personne que le simple rapport consolidé par m3 d’air du Xe133/I131 ou du Xe133/Cs137 offre un étalon objectif immédiat de l’excursion aérienne globale de l’un ou de l’autre élément et par là en cascade de tous les autres éléments précipités, ou en tous cas en constitue au moins une meilleure approximation. Bref connaissant la quantité émise d’un élément et la proportion ponctuelle par m3 de celui-ci avec un second on dégage immédiatement une estimation fondée de la quantité globale émise de ce dernier.  
A titre de pure illustration théorique, si dans le cas Xe133/I131 ce rapport consolidé s’avérait hypothétiquement, ce qui ne nous surprendrait guère, de 4 la quantité totale d’Iode131 en excursion serait alors 4 fois moindre que celle du Xe133 et de l’ordre de 1,2E19/4 = 3E18 Bq. (NB : les 3 réacteurs détenaient environ 5,8E18 Bq de I131 le 11 mars 2011 et dans son rapport officiel à l’AIEA pris pour argent comptant par de nombreux chercheurs les autorités japonaises en indiquent une excursion de 1,6E17 Bq, voir la note ci-dessous).
Ce simple et banal ratio, si commun, si obligatoire et si prédictif en cette circonstance unique où l’inventaire en excursion d’un élément est parfaitement connu, est cependant partout absent de tous les très nombreux articles et ouvrages que nous avons consulté et impossible à établir à partir des observables qu’ils exposent parfois ci-là.
Les estimations d’excursion au rabais pour les isotopes de l'iode, du tellure, du strontium, du césium, du plutonium, etc. dont se gargarise le gotha de la physique appauvrie sont pour autant dépourvues de preuves objectives qui les sustentent. Elles sont nulles et non avenues du fait de cet inqualifiable vice de rationalité aux conséquences mortifères incalculables pour une population mondiale scientifiquement trompée sur le plan de la radioprotection interne.  

Selon le rapport officiel nippon à l'AIEA 2,78% du I131 (Mp: 113,7 °C; Bp: 184,4 °C) de l'inventaire, 155,5 millions de Ci ou 5,75E18 Bq, s'est répandu dans l'atmosphère, soit une fugue de 4,3 millions de Ci (1,6E17 Bq soit 160 PBq) pour une masse éjectée de 34,81 gr sur les 1,25 kg disponibles et un équivalent radiotoxique émis de 243,2 millions de doses létales potentielles par inhalation et de 729,6 millions par ingestion.

Pour un taux d'excursion égal à celui de Tchernobyl (55 %) la fuite aérienne du I131 serait par contre 19,8 fois supérieure s'élevant à 85,5 millions de Ci (3,16 EBq et 688,41 gr) pour un équivalent radiotoxique diffusé de 4,81 milliards de doses létales potentielles par inhalation et de 14,43 milliards par ingestion.

Bibliographie illustrative très restreinte.

jeudi 16 janvier 2014

Les illusions dangereuses


Fukushima a marqué et marque toujours plus l’entière planète de son irréversible radioactivité particulaire qui chaque instant s’échappe du site et qui chaque instant s’enfonce au profond de nos corps à travers alimentation, boisson et respiration. C’est l’accident majeur et le plus épouvantable que le monde n’ait jamais connu. Il a dispersé des tonnages considérables de poisons radiotoxiques sans commune mesure avec ce que l’on nous en dit. De l’avis même de la NRC, cette épouvantable catastrophe dépasse de loin en radiotoxicité durable le legs des essais atomiques atmosphériques. Les conséquences d’un tel accident atomique qui a rempli l’atmosphère terrestre de particules chaudes sont incommensurables et hélas hissent à terme le risque au niveau de la pure et simple extinction des espèces par contamination interne. Se croire pour autant à l’abri est une illusion dangereuse. Il est utile de rappeler à tous que dans une tonne de carburant il y a de source scientifique officielle entre 700 millions et 1 milliard et demi de doses létales potentielles par inhalation. Qui dans ce monde ignore, néglige ou sous-estime la nécessité de parer au moins pire en adoptant quelques contre-mesures de détoxification de son organisme se condamne lui-même et condamne ses propres enfants, enfants que l’on verra de plus en plus disparaitre avant les adultes. 

jeudi 9 janvier 2014

La substance noire devait avoir une activité de plus de 10 milliards de Bq par gramme.


La substance noire qui s’est abattue au moins jusqu’à Tokyo ne saurait être autre chose que du combustible nucléaire éjecté lors des explosions qui sont survenues à Fukushima.  La preuve par défaut en est le silence officiel qui l’entoure. Et ce combustible précipité doit avoir une activité radiologique colossale située entre 13 milliards de Bq par gramme s’il s’agit de carburant « piscine » comburé  à 42 GwJ/t au repos depuis 20 ans et 26 milliards de Bq par gramme s’il s’agit de carburant « réacteur » comburé  à 24 GwJ/t et ayant décru 3 ans.  (Entre 2,5 milliards et 3 milliards de Bq/gr de seul Cs137). L’AIPRI invite pour autant à la circonspection envers les comptes rendus "alternatifs" en trompe l’oeil qui courent la toile faisant état d’une activité radiologique de la substance noire contenue à quelques millions de Bq par kilo  à savoir à quelques milliers de Bq/gr.  Soit il ne s’agit pas de substance noire, soit il s’agit de minimisation pure et simple de la radioactivité de cette assassine substance noire.


U235 Wt°: 3,7%; GwJ/t: 42; 20 ans de décroissance; 0,36 Ci/gr, 1,32E10 Bq/gr soit 13241,63 Bq/μgr et 13,24 Bq/ngr

U235 Wt°: 3,7%; GwJ/t: 23,3; 3 ans de décroissance; 0,64 Ci/gr, 2,36E10 Bq/gr soit 23631,80 Bq/μgr et 23,63 Bq/ngr.


NB. Les 23-24 tonnes de fuel du réacteur n°4 ayant atteint le taux maximal de combustion (42 GwJ/t) peu avant la catastrophe et, à l’époque, à peine déchargées dans la piscine si la Tepco dit le vrai, sont aujourd’hui les plus radioactives de toutes. En théorie il est pour autant possible de trouver de la substance noire qui atteigne jusqu’à 41 milliards de Bq par gramme.

1,12 Ci/gr, 4,15E10 Bq/gr soit 41504,40 Bq/μgr et 41,50 Bq/ngr

vendredi 18 octobre 2013

Apocalypse hier.


Faut-il vraiment craindre l’effondrement des édifices qui accueillent les piscines N°3 et N°4 à Fukushima-Daïchii ? Non que ces bâtisses instables et écorchées ne soient sur le point de s’effondrer mais parce qu’il importe en fait peu si elles s’effondrent, et elles le feront, ou non. La catastrophe a déjà eu lieu. 

Selon rien de moins que la NRC ces masures décapitées seraient en réalité vides de déchets atomiques, ou presque, depuis belle lurette. Le contenu de leurs piscines de suite sans murs ou sans étanchéité, sans refroidissement, sans eau, critiques, en feu et en fonte comme neige au soleil levant serait parti en l’air, entier pour la 4, au moins à moitié pour la 3 et à un quart pour l’unité 2 (réacteur et piscine), notamment lors des explosions pour aller se nicher dans bien des poumons négationnistes haut placés. C’est en tout cas bien ce que la commission nucléaire américaine avance dans son scénario catastrophé qui va même au-delà de l’AIPRI qui à défaut de satellites, avions renifleurs, images infrarouge, radars météo et autres diableries high-tech de mesure se bornait à pointer un modeste lâcher d’effluents à Fukushima égal au fallout atomique militaire mondial de fission (190 Mt) et, pour fixer un repère radiologique, qui s’en tenait à une montée aux cieux de un peu moins de 390 kg de Césium 137. (Topcon dit 4,7 kg.)  Bardée de contacts directs avec le Japon, d’instruments d’analyse et de brain storming la NRC va un peu plus loin dans le dead end : 1,4 fois les « essais » atomiques de fission soit de facto 508 kg de Cs137 seraient allés dès 2011 en « excursion aérienne » à Fukushima (20000 Hiroshima, 20 Tchernobyl[1]). Inquiète elle « repère » plus de 400 tonnes de substance noire volage,  qu’elle renomme ailleurs « perte d’inventaire » dans sa bienséante litote destinée aux mortels, contenant entre autre, physique oblige, au moins 2 tonnes de plutonium 239 et avance, sans piper mot of course, qu’un équivalent ICRP de 593 milliards de doses létales potentielles par inhalation et de longue durée et 37 milliards de doses létales par ingestion (les poissons pacifiques les apprécient merci) a là filé à la japonaise à Fukushima-Daïchii.  

La NRC aurait-elle tout faux (ce qui nous satisferait au plus haut point) ? Adressez-vous à la NRC. Avez-vous personnellement visionné les « piscines » 2, 3 et 4 garantissant que leurs cloisons sont intactes et que tout le combustible est là intègre ? Montrez les preuves (que vous soyez encore vivant en serait une). Vous préférez les négationnistes ? Lisez la presse. Mais en attendant priez. L’apocalypse c’était hier et non demain. On baigne dedans depuis plus de deux ans et demi même s’il faudra attendre que les édifices ne s’affaissent brutalement avant qu’on ne nous le fasse savoir.
***

Les choses tiennent en peu de mots. Les voici. (D’autres sont ici -que "Hatrick Penry" qui a débusqué à nouveau le lièvre soit remercié-, ici ou ici consultables). La suite, simple réécriture du même, suit logiquement.



A Fukushima, selon la NRC, 118 tonnes de carburant actif irradié autour de 25 GwJ/t (dont 94 tonnes en maintenance et au repos depuis 3 mois dans la piscine de refroidissement n°4) et 298 tonnes de carburant éteint comburé à 42 GwJ/t pour un total de 416 tonnes (carburant neuf non compris) auraient été catapultées dans l'atmosphère : 358 millions de Curie longue vie. Pas moins de 2 tonnes de plutonium 239, presque autant d’uranium 236, 73 kg de plutonium 238 (140 milliards de doses létales potentielles),  944 kg de plutonium 240, 360 kg de plutonium 241,  85 kg de plutonium 242, 191 kg d’Américium 241 (190 milliards de doses létales potentielles), 8,5 kg de Curium 244 (127 milliards de doses létales potentielles), 229 kg de Sr90, 508 kg de Cs137, etc. se seraient ainsi éparpillés dans l'air. A elle seule la piscine N°4 aurait libéré dans l'atmosphère 323 tonnes de combustible  si, comme le suppose la NRC, 100% de son contenu s'est volatilisé.  

Pour mémoire signalons que l’unité 2 contenait 94 tonnes de carburant dans le réacteur et dans sa piscine 101 tonnes de carburant éteint plus 5 tonnes de carburant neuf. Que la piscine N°3 détenait 88 tonnes de combustible éteint et 9 tonnes de combustible neuf, que la piscine N°4 abritait 229 tonnes de carburant éteint, 94 tonnes de carburant « réacteur » et 35 tonnes de carburant neuf.

(NB. Que qui souhaite recevoir la table excel de l’activité et de la masse des produits principaux contenus dans ces scories nous laisse son email qui ne sera pas publié.)

POST SCRIPTUM. POURQUOI AUCUNE IMAGE DE L'EXPLOSION DE L'EDIFICE N°4 NE COMPARAIT-ELLE NULLE PART ? 




[1] Hiroshima : 25,2 gr de Cs137 produits pour 13 kt, environ 3,6% de la masse fissionnée de l’engin. Tchernobyl : environ 25 kg de Cs137 relâchés sur les 82 kg et quelque contenus dans le réacteur. Quand aux 2 tonnes de plutonium, il y avait là de quoi fabriquer, à 6 kg la pièce, 333 Nagasaki.