vendredi 22 juin 2018

1939-1945. Les allemands n'ont jamais utilisé d'armes radioactives.



Sitôt entrés en guerre, les américains soupçonnèrent les allemands de se doter de bombes sales et, afin de contrer le débarquement, de préparer l’empoisonnement de la nourriture, des eaux et des terres agricoles avec des produits de fissions artificiels issus de leur cyclotron exactement comme eux avaient pensé le faire en premier avant même d’achever la bombe atomique… Malgré une campagne d’espionnage en Europe à l’issue négative, par précaution dès 1944 1500 badges dosimétriques et une douzaine de compteurs Victoreen, certains embarqués sur des avions pour faire de l’aérodétection, furent expédiés en grand secret à Londres. Ils furent ensuite acheminés sur le continent lors du débarquement en Normandie en Juin 1944 afin d’ausculter les villes, les cultures, les sources d’eau potable et bien entendu les champs de bataille afin de garantir la sécurité radiologique des troupes et de prendre rapidement les contremesures de repli éventuelles. 

Les photographes de l’armée avaient été par ailleurs eux également instruits de signaler toute perturbation des pellicules et les médecins tenus de rapporter sans délai la manifestation de certains signes chez les malades ou les blessés (nausée, épilation, brûlures, etc.). De mai 1944 jusqu’à la chute de Berlin en mai 1945 tout ne fut cependant que RAS. Toujours allumés, les Victoreen demeurèrent néanmoins toujours muets. De l’ouest à l’est et du sud au nord pas un des milliers de relevés accomplis ne s’avéra positif. Pas un trou d’obus, un cratère, une munition ennemie, un dépôt d’armes abandonné, un char détruit, une ville bombardée, un seul m3 d’air, un blessé ou un malade, une pellicule de photographe ou un badge dosimétrique ne déclencha d’alerte radioactive. Rien n’avait été ni irradié ni contaminé. Aucune trace de radioactivité artificielle ne fut jamais détectée. Absolument aucune. Les allemands n’avaient nulle part recouru à des armements radioactifs ni à l’étranger ni sur leur territoire. L’Europe était encore propre à l’époque et venait d’en recevoir la certification objective. 

En revanche les américains relevèrent les points de radioactivité naturelle élevée, notamment des eaux trop radonifères dont ils interdisaient la consommation à leurs troupes. Ce fut par exemple le cas à Visé en Belgique où ils avaient installé une garnison. C’est du reste après avoir par hasard lu un rapport radiologique militaire de cette « Opération Peppermint » concernant Visé que le commandant NBCR Maurice Eugène André, alors qu’il était en fonction au commandement stratégique de l’Otan, alerta les autorités civiles sur les dangers sanitaires pour ses concitoyens de Visé. Ces dernières, beaucoup moins attentives à leur propre survie que les militaires, mirent plusieurs années avant d’entendre raison et fermer la captation d’une eau qui se surcharge de radon lors de son transit par des zones particulièrement uranifères d’Allemagne.

samedi 16 juin 2018

Ruthénium 106


L’origine et la date exacte de la grave fuite de 100 à 300 TBq de Ruthénium 106 (de 0,82 à 2,5 gr) qui fin septembre 2017 de l’Atlantique à l’Oural ont marqué les cieux, les poumons et les sols restent encore à élucider.  L’unique certitude absolue est que cette grave effluence qui a libéré de 6 à 18 millions de Sievert « respirables » et assassins n’est pas le fait d’un brutal épisode de fission fraiche, ou d’une excursion de carburant atomique.  Si cela avait été le cas la détection du Ru106 aurait été accompagnée par la détection de centaines d’autres radioéléments et la radioactivité par m3 aurait obligatoirement partout été jusqu’à des centaines de fois plus élevée pour être en proportion du Ru106 relevé. [A 1 jour la radioactivité totale faisant suite à un épisode critique est 32962,5 fois celle du Ru106: là par exemple où l’on a trouvé 50 mBq Ru106 par m3 on aurait dû trouver ce jour-là 1648 Bq/m3 au total. A 3 jours la radioactivité est 9504 fois celle du Ru106. A 5 jours la radioactivité est 5486,5 fois celle du Ru106. A 8 jours la radioactivité est 3212,4 fois celle du Ru106. A 15 jours la radioactivité est 1570 fois celle du Ru106. Or, heureusement, aucun instrument n’a relevé autant de radioactivité pendant le passage du contaminant sur nos têtes.] Affirmer irrationnellement le contraire serait se faire complice de l’industrie atomique en jetant le discrédit sur la cause anti-nucléaire.  

Une masse de ruthénium 106 avec une activité radioactive de 100 TBq (1,00E14 Bq soit 2,70 KCi) pèse 819,78 mgr (1,00E14 Bq/1,22E14 Bq/gr = 8,20E-1 gr.) Cette activité correspond selon l’ICRP à 6,6 millions de Sievert par inhalation (6,60E-8 Sv/Bq) représentant un potentiel de 1,32 million de doses létales et équivaut à 700 mille Sievert par ingestion (7E-9 Sv/Bq) pour un potentiel de 140 mille doses létales.  Une excursion particulièrement inoffensive n’est-ce pas ? Son potentiel officiel en fait foi. 

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Qu’on se le dise. Il faut l’équivalent d’une bombe presque de 8 kt avec émission simultanée d’une radioactivité « prompte » de 10 mille milliards de Curie pour produire « par criticité » 1E14 Bq de Ru106 ! (Multiplier par 3 pour 300 TBq !)

Afin que 1,000E14 Bq de Ru106 à savoir 4,644E21 atomes de cet élément soient engendrés par « criticité » il faut que 1,133E24 atomes fissionnent puisque ce radioélément occupe de par son rendement de fission 0,410% de l'ensemble des atomes d'U235 ayant subi la fission à la même occasion. [4,644E21 at Ru106/0,410% Rdf U235 = 1,133E24 at.] Autrement dit il est nécessaire qu'une masse de 441,99 gr de U235 ait subi une fission développant une puissance équivalente à une explosion atomique de 7,87 kt par dématérialisation de 364,63 mgr de matière (M=E/C2) et émanant une radioactivité à t0 de 10 mille milliards de Curie réduite à 247,2 milliards de Curie 1 minute après. [Ru106: 1,000E14 Bq/2,153E-8 λ = 4,644E21 at. Ru106/0,410% Rdf U235 = 1,133E24 at. fis./2,56E21 at/gr U235 = 441,99 gr/56,36 gr/kt = 7,84 kt * 1,31E12 Ci/kt t0 = 1,03E13 Ci * 37E9 = 3,80E23 Bq ou encore 1,00E14 Bq/(2,15E-8 λ * 0,410% Rdf  * 2,5626E21 at U235/gr) = 441,99 gr. Vérification: Ru106: 1,133E24 at fis * 0,410% Rdf U235 = 4,645E21 at * 2,153E-8 λ = 1,000E14 Bq soit 2,704E3 Ci.]