jeudi 22 septembre 2022

La radio-datation de l’univers en question.


La décroissance radioactive de radioéléments primordiaux longévifs comme l’U235 et l’U238 représente une sorte de chronomètre atomique capable de dater par le calcul la terre, la galaxie et avec un risque d’erreur plus élevé, l’univers dont ignore s’il a vraiment eu un « commencement », un temps « zéro », un big-bang ou bien s’il est depuis toujours simplement agité de convulsions renouvelées qui le transforment perpétuellement.

Le taux fixe par unité de temps, ce tour exponentiel qui régule la désintégration de chaque radioélément et leur transmutation en un autre de manière proportionnelle à une population d’atomes instables en rétraction continue, consent en effet de calculer le temps mis pour atteindre une certaine valeur aussi bien future que passée et fixer leur période de division par deux ou, prise à rebours, de multiplication par deux, de l’activité, du nombre d’atomes et de la masse.

On sait par exemple ainsi que les putatives 450 milliards de tonnes d’U235 que l’on estime disséminées dans quelque 23,6 milliards de milliards de tonnes de croute terrestre ne seront plus que 225 milliards de tonnes, 2 fois moins, dans 703,8 millions d’années qui est la durée de la demi-vie de cet élément, qu’il n’en restera plus que 112,5 milliards de tonnes, 4 fois moins, après 703,8 millions d’années supplémentaires, etc. On sait que plus le temps avance, plus l’uranium naturel s’appauvrit en U235 puisque l’U238, 6,35 fois plus lent, occupera lui 4,4 milliards d’années pour diviser par deux ses 63 mille milliards de tonnes supposées dans l’écorce de la terre.  

S’agissant de nature, on sait également à l’inverse qu’elles s’élevaient à 900 milliards de tonnes, 2 fois plus, il y a 703,8 millions d’années et qu’elles joignaient 1800 milliards de tonnes, 4 fois plus, 703,8 millions d’années plus avant, etc. On sait de la sorte que plus on recule dans le temps, plus l’uranium naturel s’enrichit en uranium 235 respectivement à l’uranium 238 pour qui il faut remonter de 4,4 milliards d’années pour en comptabiliser le double de son taux actuel.

On constate également qu’il est possible de calculer correctement le temps nécessaire afin qu’une masse radioactive connue s’épuise presque totalement et approche mathématiquement assez la limite inférieure zéro, puisque tout élément épuise 99,99999% de ses atomes en 23,25 fois sa demi-vie quelle qu’elle soit. On remarque également qu’il est en revanche impossible de résoudre l’inconnue qu’est son poids d’origine par le seul cheminement de croissance rétrograde. C’est faute de n’avoir là aucun zéro, aucune teneur radioactive indépassable et aucune limite mathématique supérieure qui arrête ce calcul de croissance exponentielle « à rebours » pour y établir là, avec sûreté, une date de naissance extraterrestre de l’uranium. La mystérieuse naissance de la radioactivité est un aspect qui se décide en dehors de la radiologie et chacun la décide à la convenance de sa discipline et du modèle cosmologique qu’il défend.

Mais que la datation radiologique de la terre et plus en général du cosmos soit délicate faute de ne savoir où arrêter la croissance radioactive en partant des données empiriques actuelles, n’empêche en rien l’exploitation de cette loi de (dé)croissance exponentielle afin de tester la consistance des datations avancées en ce qu’elles offrent un précieux horizon temporel, une limite, à son calcul théorique de la radioactivité cosmique et tellurique passée. Cette loi objective permet de la sorte d’interroger la réalité des datations proposées du seul point de vue radiologique et de pouvoir aussi le faire par le seul taux original d’enrichissement naturel en U235 que ces datations supposent.

L’âge de l’univers

Si l'uranium terrestre était aussi vieux à quelques centaines de millions d’années près qu’un univers maintenant estimé par les tenants du big-bang de 13,77 milliards d'années, il aurait dû avoir à son surgissement un taux d’enrichissement en U235 de 99,85% pour pouvoir se réduire de par sa seule décroissance au taux actuel de 0,716% respectivement à l’uranium 238. Durant ce décours cosmique l'U235 aurait en effet dû voir se transmuter 99,9998711% de ses atomes en consommant 19,57 demi-vie, se divisant ainsi de 775742 fois. Ceci bien entendu sans que surviennent d’abondantes fissions au cours des très neutroniques et hypothétiques nucléosynthèses par fusion dans des supernovas des temps primordiaux, ou plus tard aussi, qui l’auraient appauvri plus rapidement et exigé un plus haut enrichissement encore pour garantir le taux actuel de 0,716%. Dans ces conditions est-il dès lors concevable que l'uranium ait connu à son origine un ratio U235/U238 de 656,77 et un taux d'enrichissement de 99,85% de très enviable qualité ultra militaire ? Faut-il au contraire en supposer un enrichissement inférieur avec une naissance bien plus tardive et avec lui celle de l'univers à supposer qu’il ait une date de naissance et qu’il ait été précédé d’un état physique nul sans matière d’aucune sorte où régnait le néant ? 0,00716 U235/U238 * Exp(1,3770E10 ans * (9,85E-10 λan U235-1,55E-10 λan U238)) = 656,77, 1-EXP(1,377E10*- Ln(2)/703800000) = 9,99998711E-1, 1-(1/(1+656,773)) = 99,85%.

L’âge de la galaxie

Si le ratio U235/U238 expulsé des supernovas qui sont tenues pour accoucheuses d’uranium est véritablement de 1,65 avec un uranium là naturellement enrichi à 62,26% en U235 cela implique que notre galaxie ne pourrait être plus vieille de 6,556 milliards d'années pour descendre au ratio actuel de 0,00716. Ce ratio est du reste si constant, si stable et si galactique à en croire les météorites, qu'il présuppose avoir été fabriqué dans un temps limité de plus très éloigné de l'hypothétique big-bang. Car il faut bien de fait l'écoulement de 6,556 milliards d'années pour aller d'un ratio U235/U238 de 1,65 dans lequel l'U235 représente 62,26% du couple, et l'U238 en représente 37,74%, à un ratio de 0,00716 dans lequel il compte pour 0,716% tandis que l'U238 compte lui 99,284% du couple. LN(1,65/0,007,16)/8,298E-10 λ1-λ2 = 6,556E9 ans, U235 1-(1/(1+1,65)) = 62,26%, U238 1/(1+1,65)) = 37,74%.

L’âge de la terre.

Si notre planète est âgée de 4,543 milliards d'années, est-il alors possible que l'U235 encore présent corresponde à seulement 1,140% de l'U235 d'alors, l'U238 correspondant lui à 49,437% de sa comparution sur terre ? Durant ce temps, hormis une aussi énigmatique qu'improbable variation de sa période, l'U235 a en effet dû décroitre de 98,860%. 1-EXP(4,543E9*- Ln(2)/703800000) = 9,88601078E-1. En d'autres termes, sans ici tenir compte du noyau terrestre que d’aucuns souhaitent à l’uranium sans qu'il explose, si aujourd'hui la croute terrestre contient 4,53E11 t. d'U235 avec un taux d'enrichissement de l'uranium 235 respectivement à l'uranium 238 de 0,716%, elle en contenait à l'accouchement de notre planète 4,00E13 t. soit 87,7 fois plus et avec un uranium à l’époque naturellement enrichi à 23,7% ! (Les primitifs ont dû appauvrir l’uranium pour faire tourner leurs centrales !) Avec un pareil taux d'enrichissement initial des légions de "réacteurs naturels", s’il en est, ne devraient-ils pas se rencontrer un peu partout sur tous les continents ? N’est-il pas surprenant qu’un seul et unique Oklo, s’il est bien tel, ait été découvert ?  0,00716 U235/U238 * Exp(4,5430E9 ans * (9,85E-10 λan U235-1,55E-10 λan U238)) = 0,311, 1-(1/(1+0,311)) = 23,70%.