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samedi 25 juin 2016

L'air que nous respirons à chaque instant partout sur la planète est lourd de plutonium.




En « omettant » de comptabiliser la masse non consommée de plutonium 239 d’environ 50 tonnes qui, via le rendement de fission des engins, se déduit pourtant implacablement du ratio Cs137/Sr90 des retombées mondiales, les inventaires de l'UNSCEAR qui passent pour la référence universelle en terme de fallout subi par notre planète à la suite des essais atmosphériques de fission, effacent 18,97% de la radioactivité globale longévive émise lors explosions atmosphériques de fission et occultent du même coup 99,82% de la radiotoxicité par inhalation diffusée et encore et pour toujours en circulation aérienne vu la taille nanométrique des particules. En réalité, chacun a souffert dans le passé et souffre maintenant à cause de la contamination résiduelle respirée 541 fois plus qu'on ne le lui dit. La mortalité radio-induite par la diffusion de particules radioactives respirables qui flottent indéfiniment dans l'atmosphère est pour cela beaucoup plus massive qu’on ne le raconte. A l'heure actuelle les émetteurs alpha issus des essais atomiques de fissions représentent en effet 18,97% de la radioactivité résiduelle, soit 6,2 millions de Curie sur un total rémanent de 32,9 millions de Curie, mais bien 99,8% de la radiotoxicité par inhalation, soit 10,34 mille milliards de Sievert -1,03E13 Sv- selon les facteurs de dose de l'ICRP. 90%, au moins, de cette radiotoxicité circule encore dans l'atmosphère éparpillée en particules fines respirables. Ces conseillers des princes tuent les princes, les peuples et eux-mêmes. 
Compte tenu du ratio Cs137/Sr90 moyen de au moins 1,64 dans le retombées mondiales qui suppose une contribution du Pu239 à 50% de la puissance totale et compte tenu du rendement de fission moyen de 10% (seulement 10% de la charge embarquée fissionne), la part non consommée de la charge au plutonium dispersée dans le milieu représente (1/10%)-1 = 9 fois la masse fissionnée soit  49,02 tonnes de Pu239 non consommées. 

Si l’on en croit le ratio Cs137/Sr90 de 1,85 indiqué par Izrael (Vol. 3) dans les retombées sur l’ex-URSS 57% (si l’on admet une contribution de l’U238 à la fission de 6%) des environ 189 Mt de fission relèveraient de charges au plutonium. Le plutonium non consommé total disséminé en nanoparticules s’élèverait alors à 55,6 t pour ce même rendement de fission.

Radioactivity in the Environment Volume 3, 2002, Pages 93–118 Radioactive Fallout After Nuclear Explosions and Accidents. Edited by Yu.A. Izrael.