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mardi 18 octobre 2016

Rumeurs de guerre atomique.




Les rumeurs de guerre atomique sont à l’ordre du jour et se font insistantes. Nous en doutons fortement mais nous relevons inquiets en filigrane des dramaturgies de circonstance un halo candide des plus dangereux qui nous rapproche d’un conflit atomique plutôt que de nous en éloigner en laissant croire que l’humanité puisse somme toute survivre à un tel fulgurant désastre et même que l’un des belligérants puisse en sortir vainqueur.

Rien n’est plus faux car l’atmosphère déjà terriblement contaminée notamment en raison des essais atomiques passés se verra ravalée à rang de chambre à gaz radioactif qui ruinera à jamais la vie sur terre. La physique n’est pas une opinion et le rendement de fission non plus car c’est lui qui commande de « mettre obligatoirement plus d’explosif qu’il n’en pourra exploser ». Ceci n’est pas sans conséquences pulmonaires. Car, le plutonium n’est pas seulement un explosif ("qui ne fonctionne qu'en surcharge") c’est aussi le plus terrible des poisons qui viendra pulvérisé par tonnes dans l’atmosphère basse lors des incandescentes détonations atomiques près du sol, voire au sol pour ruiner de suite et à jamais les villes par l'importante radioactivité sédimentée. L’oublier c’est s’apprêter à mourir.

Il serait pour cela temps d’en finir avec les vagissements candides et il serait temps de se confronter au réel, par exemple d’un scénario mesuré d’une petite guerre « de fission » avec des charges au plutonium d’à peine 200 Mt et de la radiotoxicité qui en ressortira de l’avis même des plus officiels des savoirs atomiques.

Pour un très haut rendement de fission de 18%, 200 Mt réalisées avec des dispositifs au Plutonium 239 disséminent en particules ultra fines 1,18E17 Bq de Pu239 non consommé (52 tonnes) dont la radiotoxicité par inhalation va, pour les adultes, de 1,9 mille milliards de Sievert d'après le facteur de dose de l'ICRP le plus bas (1,60E-5 Sv/Bq) à 14,2 mille milliards de Sievert pour le facteur de dose de l'ICRP le plus élevé (1,20E-4 Sv/Bq).

[57,34 kg.Mt * 200 Mt/18% = 63,71 tonnes chargées dont 11,47 tonnes fissionnées et 52,24 tonnes de plutonium non consommé dispersé. 57,34 kg.Mt * 200 Mt * ((1/18%)-1) = 52241 kg * 2,268E12 Bq/kg = 1,18E17 Bq, 1,18E17 Bq * 1,60E-5 Sv.Bq = 1,90E12 Sv, 1,18E17 Bq * 1,20E-4 Sv.Bq = 1,42E13 Sv]

Par contre avec un rendement de fission moyen de 10%, qui abandonne dans le milieu 2,34E17 Bq de Pu239 non consommé (103 tonnes), cette radiotoxicité inhalable va de 3,7 mille milliards de Sievert à 28,1 mille milliards de Sievert.

[57,34 kg.Mt * 200 Mt/10% = 114,68 tonnes chargées dont 11,47 tonnes fissionnées et 103,21 tonnes de plutonium non consommé dispersé. 57,34 kg.Mt * 200 Mt * ((1/10%)-1) = 103208 kg * 2,268E12 Bq/kg = 2,34E17 Bq, 2,34E17 Bq * 1,60E-5 Sv.Bq = 3,74E12 Sv, 2,34E17 Bq * 1,20E-4 Sv.Bq = 2,81E13 Sv]

NB. Le Pu239 est un radioélément alpha qui a une demi-vie radioactive de 24400 ans et une activité spécifique de 2,2677E9 Bq/gr (2,2677E12 Bq/kg.)


Les épouvantables explosions, aux explosions militaires suivront du reste en raison du blackout électrique les explosions encore plus pestilentielles des centrales atomiques civiles, empoisonneront la basse atmosphère, contamineront irrémédiablement les terres. Une indélébile ambiance radioactive à laquelle personne ne pourra échapper envahira l’entière planète et nous emportera tous à terme ne serait-ce que par contamination interne par les invisibles particules volages qu’aucun filtre pulmonaire n’arrête.

Les abris anti-atomiques ne feront que retarder de peu la lente agonie fatale des survivants d’un monde empesté de radioactivité génocide. Le plutonium est bien plus redoutable, ubiquitaire et assassin en tant que poison pulvérisé qu’en tant qu’explosif. La fable de la guerre atomique passagèrement sale est pure propagande pour ingénus. La colossale radioactivité libérée ne connait pas de cessez-le-feu à échelle humaine. Rien que celle éparpillée par l’obligatoire plutonium résiduel des charges suffit à l’extinction de toutes les espèces.

Aucune guerre nucléaire ne saurait pour autant connaitre de vainqueur. L’ignorer c’est précipiter le suicide de l’humanité.

samedi 25 juin 2016

L'air que nous respirons à chaque instant partout sur la planète est lourd de plutonium.




En « omettant » de comptabiliser la masse non consommée de plutonium 239 d’environ 50 tonnes qui, via le rendement de fission des engins, se déduit pourtant implacablement du ratio Cs137/Sr90 des retombées mondiales, les inventaires de l'UNSCEAR qui passent pour la référence universelle en terme de fallout subi par notre planète à la suite des essais atmosphériques de fission, effacent 18,97% de la radioactivité globale longévive émise lors explosions atmosphériques de fission et occultent du même coup 99,82% de la radiotoxicité par inhalation diffusée et encore et pour toujours en circulation aérienne vu la taille nanométrique des particules. En réalité, chacun a souffert dans le passé et souffre maintenant à cause de la contamination résiduelle respirée 541 fois plus qu'on ne le lui dit. La mortalité radio-induite par la diffusion de particules radioactives respirables qui flottent indéfiniment dans l'atmosphère est pour cela beaucoup plus massive qu’on ne le raconte. A l'heure actuelle les émetteurs alpha issus des essais atomiques de fissions représentent en effet 18,97% de la radioactivité résiduelle, soit 6,2 millions de Curie sur un total rémanent de 32,9 millions de Curie, mais bien 99,8% de la radiotoxicité par inhalation, soit 10,34 mille milliards de Sievert -1,03E13 Sv- selon les facteurs de dose de l'ICRP. 90%, au moins, de cette radiotoxicité circule encore dans l'atmosphère éparpillée en particules fines respirables. Ces conseillers des princes tuent les princes, les peuples et eux-mêmes. 
Compte tenu du ratio Cs137/Sr90 moyen de au moins 1,64 dans le retombées mondiales qui suppose une contribution du Pu239 à 50% de la puissance totale et compte tenu du rendement de fission moyen de 10% (seulement 10% de la charge embarquée fissionne), la part non consommée de la charge au plutonium dispersée dans le milieu représente (1/10%)-1 = 9 fois la masse fissionnée soit  49,02 tonnes de Pu239 non consommées. 

Si l’on en croit le ratio Cs137/Sr90 de 1,85 indiqué par Izrael (Vol. 3) dans les retombées sur l’ex-URSS 57% (si l’on admet une contribution de l’U238 à la fission de 6%) des environ 189 Mt de fission relèveraient de charges au plutonium. Le plutonium non consommé total disséminé en nanoparticules s’élèverait alors à 55,6 t pour ce même rendement de fission.

Radioactivity in the Environment Volume 3, 2002, Pages 93–118 Radioactive Fallout After Nuclear Explosions and Accidents. Edited by Yu.A. Izrael.