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mercredi 8 octobre 2025

L’année électronucléaire 2024.

 

Pour produire 2,6 milliards de MWh d'énergie électronucléaire, les 439 réacteurs atomiques éparpillés dans le monde ont dû fissionner environ 350 tonnes de matière sur les 35120 tonnes de combustible embarqué. (2,62E9 MWh * 0,1339 g/MWh = 350,46 t fissionnées -3,5046E8 gr- pour 8,8E29 atomes.) D’une capacité électrique moyenne de 902 MW/h, ils ont compté 275 jours d'opérativité et 90 jours d'arrêt. 75% de leur temps annuel y a été consacré en 2024 à la production électrique et de déchets radiotoxiques, et 25% réservé aux opérations de maintenance, de rechargement de carburant et de déchargement du tiers épouvantablement radioactif destiné au rebut multimillénaire avec ou sans retraitement préalable. (439 réact. * 901,9 MW/h * 24 h * 365,25 j * 75,4% = 2,62 milliards de MW.-)

Pour fournir cette électricité annuelle, l’industrie électronucléaire de la paix a a fortiori ajouté ex-novo sur terre en la seule année 2024, à n’en citer que trois, ces considérables quantités de poisons artificiels durables et perdurables: 12,8 tonnes de Césium 137, 5,65 tonnes de Strontium 90. A au moins 1,5 kg par tonne de combustible, s’y joignent autour de 52 tonnes de plutonium 239 retraitables et valorisables en bombes dont les plus petites, Nagasaki, n’en réclament que 6 kg. Rendons lui grâce. Le noble atome de la paix offre depuis des lustres à l’atome de la guerre de quoi nominalement confectionner plus de 86oo Nagasaki par an.  Cela sans bien sûr négliger le nombre incalculable de grossières et malveillantes bombes sales permises par les dizaines de milliers de tonnes de déchets bruts de l’”atom for peace”. (Cs137: 8,842E29 at fis. * 6,364E-2 Rend. fis. * 7,312E-10 λ = 4,115E19 Bq/3,214E12 Bq/g = 1,28E7 g, 12,80 t; Sr90: 8,842E29 at fis. * 4,279E-2 Rend. fis * 4,279E-2 λ = 2,887E19 Bq/5,105E12 Bq/g = 5,65E6 g, 5,65 t; Pu239: 35120 t * 1,5 kg/t = 52620 kg; 52,6 t.)

samedi 18 août 2012

De la grandeur sale


Les déchèteries nucléaires civiles mondiales ont à ce jour en stock une masse de combustible éteint de l'ordre de 350 mille tonnes, environ 8478 desquelles ont été fissionnées (2,4%), pour un volume d'environ 17700 m3 tenant dans un infernal cube de Babel de quelque 26 mètres de côté. A l'heure actuelle cette masse fissionnée grossit chaque année de l'ordre de 348 tonnes puisque quelques 2,7 milliards de Mwé électronucléaires sont produits par an dans le monde. Ces déchets de l'industrie civile mondiale émettent à ce jour une colossale activité résiduelle de 142,8 milliards de Curie, à savoir 20 Curie par habitant de ce monde  (1,43E11 Ci/7E9 = 20,40 Ci soit presque 755 milliards de Bq par personne pour environ 51 gr de déchets chacune). 88,84% de cette radioactivité artificielle relève des produits de fission "longs" comme le strontium (111,27 t.), le césium (229,37 t.) ou le prométhium (14,8 t.) et 11,16% est le fait des produits d'activation "très longs" comme le plutonium (1600 t. de Pu239), l'américium (103,65 t. d'Am241) ou le curium (342 kg de Cm244). Ces déchets éparpillés du Nord au Sud et d'Est en Ouest, dont la radioactivité occupera des millénaires avant de s'estomper de manière significative, concentrent un innommable potentiel radiotoxique de plus de 191 mille milliards de doses létales par inhalation  dont 179 mille milliards dépendent des très perdurables produits d'activation et de 11 mille milliards de doses létales par ingestion. Il y a en définitive là en réserve assez de poisons "man made" pour, de science officielle, tuer chaque être humain plus de 27000 fois par inhalation et plus de 1500 fois par ingestion. Chacun des 7 milliards d'êtres humains vit en somme sans abri sous la menace perpétuelle d'une silencieuse attaque atomique sale déclenchée par l'atome de la paix.

          Rapportée aux 510 millions de km2 de la terre, cette activité correspond en outre à 280 Ci par km2 (1,43E11 Ci/5,10E8 km2 = 280 Ci/km2 pour environ 693 gr de déchets bruts au km2) soit 10,36 millions de Bq de poisons radioactifs durables par mètre carré de planète contenus dans 693 microgrammes de déchets bruts au m2 ! Compte tenu de la gamme des radioéléments impliqués ces déchets détiennent le potentiel de pouvoir contaminer de manière irrémédiable chaque km2 de la planète 260 fois au-delà de la valeur d'évacuation impérative ! En somme ces macabres déchets "éteints" sont pour l'heure, car ils vont croissant, en mesure de réduire à zone interdite une superficie 260 fois plus vaste que notre navette spatiale terre. A titre d'exemple signalons le Cs137 présent dans ces déchets à hauteur de 229,37 t. soit de 7,37E20 Bq. Il est à lui seul en mesure de réduire l'entière planète 2,6 fois à zone interdite. Ou encore le vaillant Sr90 dont les 111,27 t et les 5,68E20 Bq suffisent pour la transformer 8,5  fois en zone interdite. Il vaudra mieux qu'aucun météorite malveillant ne s'abatte jamais plus sur notre globe. Car la dispersion uniforme ne serait-ce que d'une infime partie (1/260 ème) de ces déchets réduirait à néant toute possibilité de renaissance de la vie sur terre. On est hélas loin des happy-end de rigueur des films catastrophe hollywoodiens.

Civil et militaire.

    Ces 8478 tonnes de déchets de fission de l'industrie civile se révèlent enfin presque 23 fois supérieures aux quelques 13 tonnes produites par les essais atmosphériques et souterrains et les 360 tonnes de déchets de fission que pourrait au plus produire comme fallout l'arsenal atomique mondial !  (Le stock militaire mondial de matière fissile hautement enrichie passe pour être de 1750 t. de U235 et 250 t. de Pu239 avec lesquelles il est possible de construire au plus environ 112 mille bombes "minimalistes" de type Hiroshima (25 kg de U235) et Nagasaki (6 kg de Pu239) -70000 charges de 25 kg de U235 et 41700 charges de 6 kg de Pu239-. Si l'on concède  généreusement un haut taux de fission de 18%, en pratique seulement  une fraction mineure de la charge fissionne, autour de 10% en moyenne, porte à 360 tonnes fissionnables sur les 2000 tonnes des charges pour 6,316 millions de Kt réalisables (6316 Mt). -Cette masse de 360 tonnes est en gros d'une douzaine de tonnes supérieure à la masse annuelle fissionnée à l'heure actuelle dans le monde par les réacteurs électronucléaires.- Une bombe A virtuelle de cette colossale puissance aurait une boule de feu de 57,6 km de diamètre. NB. 1 Kt ≈ 57 gr fissionnés.) L'atome de la paix dispose donc bien de plus de venins contaminants que l'atome de la guerre ! Que les états-majors en aient tiré les conséquences géo-stratégiques ou non, l'atome de la paix est nettement plus superpuissant que l'atome explosif de la guerre sur le plan des retombées radioactives qu'il peut mettre en acte. Pour arriver à tant l'atome militaire devrait exploser plus de onze millions huit cent mille "petites" charges atomiques de la puissance de celle qui a dévasté Hiroshima (12,5 Kt. 0,7 kg fissionnés) pour disséminer sur terre autant de venins artificiels que "l'atome de la paix" ne l'a déjà fait (1,487E8/12,5 = 1,189E7).  Ou bien il lui faudrait détoner plus de quatre vingt dix neuf mille  "grosses" Tsar Bomba, la plus puissante ogive thermonucléaire connue, capables de réaliser plus 50.000 Kt dont 1500 à travers la fission (85,5 kg fissionnés), pour rejoindre une pareille quantité de produits de fission (1,487E8/1500 = 99157). Ou bien encore il lui faudrait plus de 16500  "grosses" charges de type Castle Bravo, une bombe H de plus 14.000 Kt dont bien 9000 obtenus, et inégalés, à travers la fission (513 kg fissionnés), pour parvenir à fissionner 8478 tonnes de matière. (1,487E8/9000 = 16526). Tout ceci va sans conteste au delà des capacités matérielles de l'entier arsenal nuke fissionnel mondial présent et passé réunis. L'atome de la guerre est incapable du fallout radioactif de l'atome de la paix. L'atome de la paix est résolument imbattable !

La prolifération du fallout.

    La doctrine internationale en matière nucléaire distingue l'atome explosif de l'atome non explosif, l'atome de la guerre de l'atome de la paix et pose la frontière infranchissable en pratique. L'atome non retraité de la paix n'explose pas. Tout serait donc dit comme si l'atome guerrier n'était dangereux que parce qu'il détone et non avant tout parce qu'il est radioactif. Comme si l'immanquable fallout radioactif qui suit la détonation n'avait lui aussi et à lui seul le pouvoir d'anéantir autrement un territoire, en le laissant intact en apparence mais invivable là où la radioactivité particulaire se dépose trop. Comme si de surcroit seulement une explosion atomique savait engendrer un fallout radioactif.  Comme si le déconfinement guerrier des déchets civils pulvérisés était impossible, plus inoffensif et moins dissuasif que l'arsenal militaire. Que l'atome de la paix n'explose certes atomiquement pas (sagement empilé dans sa longue minigaine de zircaloy refroidie à l'eau borée) ne l'empêche pas de retomber une fois en l'air, ne l'empêche pas d'exhiber si besoin est la grandeur dissuasive (et persuasive) de son sale fallout radioactif. Et si l'atome de la paix n'a effectivement pas le pouvoir explosif immédiat de la bombe, il a néanmoins un pouvoir majoré de provoquer des retombées qui contaminent sans remède à jamais. L'atome de la paix est matériellement en mesure de transformer la terre entière en un vaste camp de concentration atomique à l'air libre mieux que ne saurait le faire l'atome militaire. Acclamer cet atome de la paix qui génère en plus grande quantité les mêmes déchets que l'atome de la guerre c'est pour autant promouvoir l'holocauste nucléaire que l'industrie civile prépare.
La terreur asymétrique
    Du point de vue de la sécurité des états même cette doctrine de l'atome de la paix est gravement trompeuse car elle efface l'impact stratégique du fallout atomique dont les bombes n'ont pas l'exclusive et dont les déchets sont de fait l'émissaire premier. C'est une doctrine suicidaire qui croit la superpuissance limitée à la détention de la bombe, qui confondant dissuasion et explosion oublie que le terrifiant fallout n'est pas monopole de la bombe. L'explosivité, en rien négligeable bien sûr, n'est cependant une condition nécessaire de la superpuissance que pour ceux qui ignorent que les bombes atomiques sont l'enfer non pour massacrer en masse d'un seul coup par la seule force de leur détonation et de leur prompte radioactivité neutronique et gamma, s'il en était ainsi l'entier arsenal atomique mondial ne suffirait pas à emporter l'humanité car ses explosions ne couvriraient pas toute la surface habitée,  mais pour empoisonner de manière irréversible le monde entier et continuer en silence à tuer bien après la bataille pour des centaines de millénaires en propageant partout les résidus aérosolisés des charges radioactives. Quoi qu'en dise la vulgate, une bombe atomique tue plus à retardement que sur l'instant. Mais elle tue alors d'une autre manière (surtout par contamination particulaire interne des êtres vivants mais aussi par le rayonnement gamma artificiel qui s'élève des sols pollués), sur une terrifiante durée et dans un espace sans frontières. Si l'arme atomique est bien l'arme de la fin du monde par excellence c'est en raison de son fallout ubiquitaire. Il est bon de s'en souvenir. On vit peu et mal sur une planète réduite à zone interdite par ce vent mauvais. Le day-after des survivants n'est pas de tout repos... (Les feux d'artifice atomiques n'en seront du reste pour eux qu'au début. Un fallout bien plus considérable, mais lui civil, les attend également dans la semaine car les réacteurs de l'atome de la paix disséminés dans le monde exploseront l'un après l'autre faute d'électricité, de maintenance et de refroidissement. Et, à mode de bouquet final, les innombrables "piscines de désactivation" et leurs milliers de tonnes de combustible radioactif prendront feu dans le mois hissant l'atmosphère au statut enviable de chambre à gaz atomique.) C'est donc bien cet indélébile fallout sale qui rend l'arme atomique, et le nucléaire en général,  si démoniaque et non l'horrifiant carnage instantané ou l'amas de ruines immédiat promis par sa détonation. Or ce sale fallout guerrier peut également et très facilement surgir décuplé des déchets nucléaires de l'industrie civile. Il n'est nul besoin d'une bombe atomique pour amorcer un fallout.  John Gofman, co-découvreur du plutonium et ami regretté de l'AIPRI, l'avait écrit tout cru et à la lettre, le nucléaire est avant tout un "Poisoned Power". Il n'y a dès lors meilleur furtif guerrier du fallout que l'atome de la paix. Il n'y a meilleure prolifération directe de la dissuasion sale que l'atome de la paix. L'AIEA arme quiconque. La guerre asymétrique sale prolifère sans moratoire sous sa tutelle.
    L'atome de la paix constitue  par conséquence la plus grave menace atomique concevable, plus superpuissante en terme de contamination, plus discrète (les retombées n'ont pas le bruit des bombes) et plus élémentaire que la menace atomique militaire. L'atome de la paix fabrique sans entraves les poisons de la guerre radiologique sale tôt comprise avant la bombe en 1943 dans le memorandum "Use of radioactive material as a military weapon" du brigadier général Leslie Groves, responsable du "projet Manhattan". L'atome de la paix n'est en définitive que la poursuite de la guerre atomique totale par d'autres et plus rudimentaires moyens. L'atome de la paix prépare l'enfer sur terre.

vendredi 4 mai 2012

Inventaire radiologique et radiotoxique par contamination interne de 2000 tonnes de carburant éteint comburé à 35 GwJ/t dans un BWR.



Mis en service entre le 26 mars 1971 et le 24 octobre 1979, les 6 réacteurs de Fukushima ont historiquement mis au monde entre 4300 et 6000 tonnes de déchets atomiques selon que les coeurs aient été rechargés par quart ou par tiers. (Soit pour une moyenne de 35 ans de service atomique entre 8 cycles complets de 4 ans et 11 cycles complets de 3 ans, cycle “en cours” non compris.) A l’heure actuelle ses 7 acquarium de stockage atomique, certains éventrés, passent pour ne contenir qu’autour de 2000 tonnes de chaud carburant “éteint” correspondant en gros à une masse équivalente à 3,5 rechargements complets des 6 coeurs (2000/577 = 3,46). La piscine commune en abrite environ 1100 tonnes et les 6 piscines des réacteurs se partageant environ 830 tonnes. (Ou ce qu’il en reste après les explosions. Notons en passant que les caméras qui plongent si bien dans la branlante piscine n°4 ne montrent rien de la piscine (“moxée ?”) n°3 explosée et, à l’époque, lourde de au moins 88 t de carburant usagé).

L’inventaire UOX.

L’inventaire joint a uniquement caractère approché. Après plus d’un an de la catastrophe, nous ne savons en effet ni à quel taux de combustion moyen ce carburant a été brûlé ni à quel temps de décroissance moyen il été sujet,  certains assemblages auraient, semble-t-il, plus de 30 ans. Pour effectuer les calculs nous avons considéré qu’il s’agit exclusivement de carburant UOX, ayant reposé en moyenne 15 ans et ayant subi un taux de combustion moyen de 35 GwJ/t. La  radiotoxicité par inhalation, quantifiée au travers de la létalité potentielle associée à chacun des éléments radioactifs du carburant “éteint”, a été calculée en avec le moins pénalisant des facteurs de dose (Sv/Bq) par inhalation indiqué sur les tables de l’ICRP.

Conclusion

2000 tonnes de carburant éteint, 453 millions de curie, 2600 milliards de doses létales potentielles par inhalation ou 43 milliards de doses par ingestion.   Vous avez dit inoffensif ?



Après 15 ans de décroissance 254 tonnes de combustible brûlé à 35 GwJ/t (à savoir qu’autour de 36,08 kg de matière ont été fissionnés par tonne) délivrent une radioactivité de 84,48 millions de Curie à savoir de 3,126E18 Becquerel (3125,6 PBq). 80,71% de cette activité est le fait des produits de fission pour la plupart bêta négatifs et équivaut à 1% de la radiotoxicité globale. 19,29% de cette activité est dûe aux produits d'activation, dans l’ensemble alpha,  et équivaut à 99% de la radiotoxicité globale. Si l’on s’en tient aux coefficients de dose en cours la radiotoxicité s'élève à un peu plus de 325 milliards de doses létales potentielles par inhalation et à 5,41 milliards de doses létales potentielles par ingestion et dépend ici surtout des produits d'activation. Après ces 15 ans de décroissance cette radioactivité repose pour l'essentiel sur les éléments suivants: Krypton 85 pour 1,076%, Strontium 90 pour 15,782%, Yttrium 90 pour 15,782%, Césium 137 pour 22,822%, Barium 137 pour 22,822%, Prométhium 147 pour 1,100%, Samarium 151 pour 0,883%, Plutonium 241 pour 15,996%, Cobalt 60 pour 0,750%, Nickel 63 pour 0,549%. La radiotoxicité pour sa part dépend surtout des éléments suivants: Strontium 90 pour 0,729%,  Plutonium 238 pour 20,900%,  Plutonium 239 pour 2,569%,  Plutonium 240 pour 4,645%,  Plutonium 241 pour 4,923%,  Americium 241 pour 51,805%,  Curium 244 pour 13,611%.  NB. Si ce même carburant n’avait connu qu’une décroissance de 3 ans, il aurait une activité radiologique de 155,9 millions de Curie (5768,2 PBq) qui équivalent à 262,8 milliards de doses létales potentielles par inhalation et à 8,17 milliards de doses létales potentielles par ingestion. (Avec le temps la radioactivité globale baisse mais la radiotoxicité alpha augmente en raison du "bildup" de certains éléments très dangereux, comme l'américium 241 par exemple.)


dimanche 7 novembre 2010

Le train radioactif.

A l'occasion du transport sur rail de la France à l'Allemagne de déchets radioactifs, dont on ignore entre autre le débit de dose neutronique (probablement non comptabilisé, ce qui permet aux autorités de "radioprotection" de réduire la dose nominale délivrée de au moins 11 fois... Chers savants de la "radioprotection", par la grace de vos calculs tronqués,  cancers et leucémies iront bon train... L'enfer vous en sera gré.), nous reproduisons ici un message NBCR rédigé en 2004, à l'occasion d'un autre transport, de feu le commandant NBCR à fonction exclusive et président de l'AIPRI  Maurice Eugène André.




Message pour toutes et tous.    En qualité d’ancien officier instructeur NBCR à fonction exclusive (nucléaire, biologique, chimique, radiologique)  (Belgian Air Force)  je vous informe qu’UN seul gramme de plutonium 239 qui serait mis à feu (le plutonium est pyrophore)  aurait le terrible potentiel de tuer DIX MILLIONS DE PERSONNES situées dans le vent de la fumée produite, ceci par cancers des poumons. Le  plutonium 239 a une demi-vie radioactive de 24400 ans.

La Gendarmerie française n’est pas informée de ces données scientifiques, et ne sait pas que le plutonium 239 (celui avec le quel on fait des bombes atomiques) est le poison chimique et radiologique le plus puissant qui existe actuellement sur la planète. Gendarmes ! En protégeant du PLUTONIUM 239,  vous protégez votre propre mort, celles de vos femmes et de vos enfants, et de la population dont vous avez la garde sacrée. 

Maurice Eugène ANDRE.   03 OCTOBRE 2004.


Voici la non réponse que l'ASN nous expédie: nulle donnée radiologique concrète, pas un mot sur le débit neutronique.



jeudi 7 août 2008

La fission augmente exponentiellement la radioactivité

A l'instant H0 de la fission de 1 gramme d'uranium 235 il y a production d'au moins 35 milliards de Curie. Une fois que tous les éléments de demi-vie inférieure à 1 année auront décru il restera encore 46 Curie. Partant de 1 gr de U235 valant 2,163E-6 Curie (80030 Bq) on en arrive ainsi à 46 Curie en passant par 35 milliards. La radioactivité "longue" a donc été multipliée par 21 millions de fois. (46/2,163E-6= 21E6) Si on ne tient compte que des éléments de fission de demi-vie supérieure à 28 ans, alors on a 4,7 Curie de "très longs", à savoir que la radioactivité de départ a été multipliée par 2,17 millions de fois. (4,7/2,163E-6= 2,13E6) Si maintenant on ne prend en considération que les radioéléments de fission de période supérieure à 5.000 ans alors on a 2,967E-3 Curie à savoir que la radioactivité de départ n'a ici été multipliée "que" de 1371 fois. (2,967E-3/2,163E-6 = 1371,8). La fission augmente exponentiellement la radioactivité présente sur la planète. Toute affirmation contraire à cette irréfutable vérité physique et empirique est un pur et simple mensonge fasciste.

NB. Le U235 à une période de 703.800.000 ans. Il y a 2,56E21 atomes dans 1 gramme de U235 dont la moitié (1,28E21) désintègreront durant sa première période. L'activité radiologique globale de 1 gramme de U235 durant sa première période est donc de 1280 milliards de milliards de désintégrations.