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samedi 22 décembre 2012

Fukushima, zone interdite


Une nouvelle et discrète carte nippone de dépôt de césium 137 a fait sa comparution lors d’une conférence à l’AIEA en septembre 2012. Cette carte que l’on trouve ici page 12 discrédite totalement la carte officielle précédente, dévoile une zone interdite gigantesque et confirme hélas nos inquiétudes du premier jour.

Cette carte révèle un dépôt moyen de 50 Ci/km2 (1850000 Bq/m2) de Cs137 dans un cercle de 40 km de rayon pour une surface de 5027 km2 qui correspond à un fallout au sol de 2,51E5 Ci pour une masse totale de 2,9 kg de césium 137. Ce dépôt au sol représente 60,7% de l'excursion de l'élément qui a été estimée par la TEPCO de 4,767 kg pour 1,53E16 Bq soit 414000 Ci.  Étant donné qu’en général les dépositions locales ne dépassent pas 20% de l’excursion aérienne, cette dernière a été de toute évidence et sans surprise sous-estimée. 

Une chose est d’ores et déjà certaine: la zone interdite effective s’étend dans un rayon d’au moins 40 km autour de Fukushima (et probablement bien au-delà de ce rayon). Cette zone interdite qui dépasse de 2 à 6 fois la valeur d’évacuation obligatoire (555000 Bq/m2) est au Japon un territoire bien évidemment habité et cultivé. (On y fabrique entre autre non loin force gomme à chewing-gum exportée dans le monde entier.) C’est un libre et démocratique camp de concentration atomique. 


NB. Les zones en rouge, jaune, vert clair et bleu clair, les 4 premières de la légende, sont toutes des couleurs "interdites". La zone jaune qui dépasse du reste cette carte restreinte va de 1 million (1000 KBq) à 3 millions (3000 KBq) de Bq/m2 de Cs137 et excède pour autant de 2 à 6 fois la valeur impérative (AIEA) de déplacement des populations. (NB Voir aussi cet autre lien.)

Voir également cette carte de la contamination interne des poissons d'eau douce par le Cs137 qui elle aussi fait état d'une très ample extension géographique d'une contamination élevée.



dimanche 5 février 2012

IRSN et Fukushima: crédibilité zéro.


L’IRSN vient de pondre son ennième attestation sur l’actuelle pollution atomique de l’air en France par le Césium 137 (0,4 microBecquerel par mètre cube selon l'IRSN) légué au monde entier par Fukushima. L’IRSN certifie à nouveau que tout un chacun se contamine de façon chronique via la respiration depuis mars 2011. Inutile de souligner que fière de son suicidaire rôle de kapo des chambres à gaz radioactives à l’air libre, l’IRSN minimise grossièrement la réalité et dévoile au grand jour son incompétence. Il n’est en effet plus simple que d’étendre à l’entière atmosphère mondiale la valeur moyenne par mètre cube de Cs137 indiquée par l’IRSN pour en démontrer le total manque de crédibilité scientifique. 

Extrapolation de l'activité et de la masse totale du radioélément à partir sa valeur moyenne Bq/m3  hypothétiquement répartie de manière homogène dans l'entière atmosphère terrestre.

Hypothèse 1: La pollution aérienne rémanente est actuellement contenue dans une atmosphère planétaire de 5 km de haut. (Volume ici surdimentionné car il faut environ deux ans pour que le mélange se fasse au niveau planétaire.)

4,00E-7 Becquerel par m3 de Cs137 (à savoir 0,4 micro Becquerel pour 1,24E-19 gr et 547 atomes de Cs137 par m3) uniformément répartis sous forme d'aérosol sur une hauteur de 5000 mètres (5 km) dans un volume atmosphérique planétaire de 2,55E18 m3 -2,55E9 km3- (4/3 * 3,14159 * 6371000+5000^3 - 6371000^3 = 2,552E18 m3) en signifie la dissémination d'une quantité globale de 1,02E12 Bq pour une masse globale de 0,3177 gr.  De Fukushima il ne resterait dans l’air du monde que 320 milligrammes de Césium 137. 0,00928% du Césium 137 qui aurait fui (1,1E16 Bq) selon l'IRSN (Tableau 1) serait encore en l'air. (Les particules ultrafines tombent plus vite que Lucky Luke ne dégaine !)

Hypothèse 2 (improbable à moins d’un an de l’excursion): La pollution est contenue dans une atmosphère planétaire de 15 km de haut.

Une altitude de 15000 mètres (15 km) pour un volume atmosphérique de 7,67E18 m3 (7,67E9 km3) porte à une quantité globale de 3,07E12 Bq pour une masse globale de 0,9547 gr.  De Fukushima il ne resterait dans l’air du monde que 960 milligrammes de Césium 137. 0,028% du Césium 137 qui aurait fui serait encore en l'air. (Les particules ultrafines tombent toujours plus vite que Lucky Luke ne dégaine !)

Hypothèse 3 (folle): La pollution est contenue dans une atmosphère planétaire de 30 km de haut.

Enfin une hauteur de 30000 mètres (30 km) pour un cubage atmosphérique de 1,54E19 m3 (1,54E10 km3) conduit à une quantité globale de 6,15E12 Bq d’un poids de 1,91 gr. De Fukushima il ne resterait dans l’air du monde que 1,91 gramme de Césium 137. 0,056% du Césium 137 qui aurait fui serait encore en l'air. (Les particules ultrafines tombent encore et toujours plus vite que Lucky Luke ne dégaine !)

Le négationnisme atomique est un crime contre l’humanité.

mardi 29 novembre 2011

Les eaux douces de Fukushima



Du césium radioactif  137, un   produit  de  fission   « man made », a été entre autres récemment trouvé à l’embouchure de l’Abukumagawa, sixième plus long fleuve japonais qui serpente loin de la zone interdite à plus de 60 km de Fukushima. Selon les chercheurs nippons qui ont lancé l’alerte 95 milliards de Bq par jour de Cs137 (environ 2,6 Ci pour 0,0296 gr) s’écoulent quotidiennement vers le Pacifique.  Si l’on admet à titre d’hypothèse optimiste qu’il en va ainsi depuis 280 jours sans que les apports quotidiens n’aient jamais été supérieurs, on dérive alors que 2,66E13 Bq de Cs137 et donc 8,28 gr de césium 137 se sont déversés en mer. Notons en passant que ces 8,28 gr sont en théorie en mesure de réduire à zone interdite 47,9 km2 de fonds de mer. Notons également que compte tenu des facteurs de doses cette dispersion marine correspond pour l'homme à la diffusion de 69200 doses létales potentielles par ingestion. Notons enfin, au-delà de la kamikaze censure spectrométrique mise en place au Japon, qu’il est à prévoir que la radioactivité globale réelle charriée (strontium, samarium, uranium, plutonium, americium, etc.) par ce fleuve soit selon l'historique du carburant de 2,5 à 18 fois supérieure à celle du Cs137 .

Combien d’autres dizaines de fleuves et de centaines de rivières « indemnes de retombées » sont-ils dans les mêmes conditions que l’Abukumagawa ? Combien de grammes ou de kilo de matière radioactive se sont-ils déversés en mer par la voie fluviale ?




Mensognes, dénégations et menaces n’effacent ni la radioactivité, ni les maladies, ni les sépultures. 

Image de la contamination du Japon : carte gouvernementale truquée

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-27-91916281.html

vendredi 25 novembre 2011

Le césium amer de Fukushima.


Le césium 137 est un génotoxique avéré et un poison radioactif mortel d’origine artificielle. C’est l’une des parts maudites de l’industrie atomique et c’est l’une de celles qui aujourd’hui ou demain nous emportera. Fragment d’un atome d’uranium éclaté, le Cs137 est un produit de fission du cycle atomique qui compte pour environ 3,6% de la masse de matière fissionnée d’un combustible nucléaire. Par exemple dans un carburant consommé à 35 GwJ/t on en trouve au déchargement environ 1210 grammes par tonne (environ 105210 Ci/t). Il est si dangereux que l’AIEA dans ses tables publiques signale en catimini dans son argot abscons qu’une déposition de 175 milligrammes pulvérisés par km2 (15 Ci par km2 donc 555000 Bq/m2) est une calamité sans remède qui oblige au relogement immédiat des habitants, à l’abandon sans appel de tous les biens matériels, des terres et des cultures; à l’abattage systématique des animaux domestiques et sauvages qui quittent la zone maudite. Vecteurs de contamination radioactive ces bêtes nous deviennent ennemies car leurs poils, leurs plumes et leurs pattes accumulent des poussières radioactives hautement nuisibles à l’homme.

Ce Cs137 a une longue période atomique de 30,07 ans durant laquelle il décroit en mode bêta négatif avec une constante de désintégration s-1 de 7,30946E-10. Son activité spécifique s’élève à 3,2130E12 Bq/gr -86,84 Ci/gr.- Son facteur de dose officiel par ingestion étant de 1,30E-8 Sv/Bq, une dose létale par ingestion de 5 Sievert vaut approximativement, selon l’ICRP, 384 millions de Becquerel (5/1,3E-8 = 3,8462E8) et pèse 119,705 microgrammes. (3,8462E8 Bq/3,2130E12 Bq/gr = 0,000119705 gr). 1 gramme de Cs137 contient alors un potentiel officiel de 8353 doses létales par ingestion (1/0,000119705 gr = 8353,89). Selon l’IRSN Fukushima en a libéré en mer 2,70E16 Bq à savoir 8,4 kg. C’est là certes 28 fois plus que ce que les autorités nippones avancent mais c’est toutefois un chiffre également loin du véritable compte. A notre sens pas moins de 350 kg de césium, un fallout atomique militaire mondial, ont fui Fukushima notamment lors des explosions.  Il incombe néanmoins de souligner que l’estimation de l’IRSN équivaut tout de même à plus de 70 millions de doses létales potentielles par ingestion. Cette émisssion est en outre théoriquement capable dans une retombée parfaite de produire 48000 km2 de fonds de mer interdits aux espèces (8400 gr/0,175 gr/km2 = 48000 km2). Ce sont des remarquables potentialités qu’il faut savoir élever à leur juste horreur.

De Tokyo à Los Angeles les particules radioactives de Fukushima polluent ainsi désormais les eaux du Pacifique. Plusieurs milliards de Sievert éparpillés en plusieurs milliards de milliards de particules nourrissent maintenant poissons et planctons. Les jardins de la mer produisent des aliments toxiques. Des hommes mourront de s’en nourrir. La population marine connaitra sa seconde grande extinction « anthropique » après celle des essais atomiques (voir Sternglass). Les cimetières marins enfleront à nouveau inexorablement.  La pire calamité atomique qui puisse être consume l’humanité en silence.