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dimanche 10 avril 2016

Les essais atomiques de fission avec des charges au plutonium.




Les essais atomiques de fission avec des charges au plutonium ont réalisé 95000 Kt, soit 95 Mt, impliquant dès lors la fission de 95000 Kt * 57,34 gr/Kt = 5447108 gr soit 5,45 tonnes de Pu239. [(1,444E+23 at/Kt * 95000 Kt)/(6,0221415E+23/239 at/gr) = 5447108 gr]. Pour un rendement de fission moyen de 10% correspondant à 1,744 Kt/kg ((10% * 1 kg)/0,0573 kg/Kt = 1,744 Kt/kg) et à 0,573 kg/Kt (0,0573 kg/Kt/(10% * 1 kg) = 0,573 Kt/kg), la charge nucléaire initiale globale des engins a été de 54,47 tonnes de plutonium.
  
Autour de 49 tonnes de plutonium non consommé et en partie activé ont été pour autant disséminées en poussières fines dans l'environnement et circulent toujours dans l’atmosphère, seulement une fraction mineure étant jusqu’à présent retombée à terre. [La part non consommée de la charge au plutonium dispersée dans le milieu représente (1/10%)-1 = 9 fois la masse fissionnée soit 0,9 fois la charge initiale.] 

A l'occasion, de par ce seul plutonium résiduel, un équivalent multimillénaire de 1,05 mille milliards de doses létales par inhalation [(1,11E17 Bq * 4,70E-5 Sv/Bq)/5 = 1,05E12] et 5,56 milliards de doses létales par ingestion [(1,11E17 Bq * 2,50E-7 Sv/Bq)/5 = 5,56E9] d'après les facteurs de dose de l'ICRP ont envahi la planète. Cette masse résiduelle vaporisée de plutonium de 49 tonnes a en outre un potentiel théorique de formation par retombées parfaites d'une zone d'exclusion de 30 millions de km2 (une surface circulaire de 3093 km de rayon) correspondant à 5,9% de la surface planétaire et à 4022% de la superficie urbaine mondiale. [Un tel potentiel d'exclusion est dès lors 40,2 fois supérieur aux 746 mille km2 urbanisés de notre globe (488 km de rayon).]  En effet, d'après les normes internationales de sécurité radiologique, une retombée homogène de 1,63 gr de Pu239, soit un dépôt particulaire de 0,1 Curie par km2, corrompt à jamais cet espace et le rend zone interdite invivable, camp de concentration radiologique à l’air libre uniquement bon à accueillir les pro-nucléaires qui comme chacun sait s’empressent de s’y rendre. Le plutonium 239 a ainsi, selon ces normes, un potentiel d'exclusion surfacique de 0,61 km2/gr.  

Voilà le monde radiologique « man-made » que nous respirons et dont nous nous alimentons du soir au matin. Il sème en permanence partout sur le globe un nombre incalculable de morts stochastiques et de déficiences génétiques certaines qui vont s'accumulant de génération en génération. Les négationnistes en sont du reste les premières victimes. A quelque chose malheur est bon.

Les seuils officiels de la zone d'exclusion.

Seuil d'évacuation du Sr90: 3,5 Ci/km2 (129,5 GBq) soit 25,37 mgr/km2 et 3,50 µCi/m2 (129,50 KBq) pour 25,37 ngr/m2. Potentiel d’exclusion surfacique de 39,4 km2/gr. 

Seuil d'évacuation du Cs137: 15 Ci/km2 (555 GBq) soit 172,68 mgr/km2 et 15 µCi/m2 (555,00 KBq) pour 172,68 ngr/m2. Potentiel d’exclusion surfacique de 5,8 km2/gr.  

Seuil d'évacuation du Pu238: 100 mCi/km2 (3,70 GBq) soit 5,81 mgr/km2 et 100 nCi/m2 (3,70 KBq) pour 5,81 ngr/m2. Potentiel d’exclusion surfacique de 172,1 km2/gr. 

Seuil d'évacuation du Pu239: 100 mCi/km2 (3,70 GBq) soit 1,63 gr/km2 et 100 nCi/m2 (3,70 KBq) pour 1,63 µgr/m2. Potentiel d’exclusion surfacique de 0,6 km2/gr. 

Seuil d'évacuation du Pu240: 100 mCi/km2 (3,70 GBq) soit 440,40 mgr/km2 et 100 nCi/m2 (3,70 KBq) pour 440,40 ngr/m2. Potentiel d’exclusion surfacique de 2,3 km2/gr. 

Seuil d'évacuation du Pu241: 3,5 Ci/km2 (129,5 GBq) soit 33,98 mgr/km2 et 3,50 µCi/m2 (129,50 KBq) pour 33,98 ngr/m2. Potentiel d’exclusion surfacique de 29,4 km2/gr.  

Seuil d'évacuation de l'Am241: 100 mCi/km2 (3,70 GBq) soit 29,12 mgr/km2 et 100 nCi/m2 (3,70 KBq) pour 29,12 ngr/m2. Potentiel d’exclusion surfacique de 34,3 km2/gr.
 

NB. L'aire urbanisée de la planète occupe une surface d'environ 746 mille km2 qui représente autour de 0,5% de la superficie de la terre ferme et héberge 4 milliards de personnes. Cette méta-agglomération basculerait entière dans la zone interdite radiotoxique avec un dépôt surfacique uniforme sur son territoire de 4,34 kg de Pu238 (74,64 KCi), ou bien de 18,93 kg de Sr90 (2,61 MCi), ou de 21,74 kg de Am241 (74,64 KCi), ou aussi de 25,36 kg de Pu241 (2,61 MCi), ou encore de 128,88 kg de Cs137 (11,20 MCi), ou également de 328,70 kg de Pu240 (74,64 KCi) ou enfin de 1,22 tonne de Pu239 (74,64 KCi). Dixit, à travers ses propres normes impératives d'évacuation des territoires contaminés, l'AIEA, folle promotrice de l'atome de la paix qui fabrique un potentiel toxique longévif qui peut tous nous emporter...

lundi 16 avril 2012

Inventaire radiologique et toxicologique des 257 tonnes de corium de Fukushima après 13 mois de décroissance.


Avant propos: les coriums des 3 coeurs de Fukushima ne sont que broutille respectivement aux milliers de tonnes de déchets (de 2000 à 9000, on ne sait toujours pas) qui s'y trouvent. Voir aussi le nouvel inventaire ajourné

Après 13 mois de décroissance les 257 tonnes de carburant "coriomisé" de Fukushima, carburant qu’il est raisonnable de supposer avoir été consommé en moyenne à 14 GwJ/t (soit 14,43 kg de matière fissionnée par tonne de combustible), dégagent une tonifiante activité radiologique de 138,53 millions de Curie à savoir de 5,126E18 Becquerel (5125,8 PBq). (NB. Les épisodes chroniques de criticité qui traversent ces coriums depuis le début et en relèvent l’activité ne sont pas ici inclus.)  90,12% de cette activité est émise par les produits de fission "durables" et équivaut à 23,88% de la radiotoxicité globale. 9,88% de cette activité est le fait des encore plus "durables" produits d'activation (plutonium, americium, curium, etc.) et équivaut à 76,12% de la radiotoxicité globale. D’après les coefficient de dose de l’ICRP la radiotoxicité interne s'élève elle, à peine, à 66,08 milliards de doses létales potentielles par inhalation et à un peu plus de 12,2 milliards de doses létales potentielles par ingestion. Cette radiotoxicité relève ici principalement des produits d'activation qui dans l'ensemble sont des émetteurs alpha. La radioactivité relève par contre ici surtout des produits de fission qui sont pour la plupart des émetteurs bêta négatif.

Après ces 13 mois de décroissance cette radioactivité depend essentiellement des: Krypton 85 (volatilisé dans les airs) pour 0,763%, Strontium 89 pour 0,569%, Strontium 90 pour 6,088%, Yttrium 90 pour 6,088%, Yttrium 91 pour 1,525%, Zirconium 95 pour 2,865%, Ruthénium 106 pour 9,683%, Antimoine 125 pour 0,395%, Césium 134 pour 5,524%, Césium 137 pour 8,022%, Barium 137 pour 8,022%, Cerium 144 pour 23,089%, Prométhium 147 pour 16,387%, Europium 155 pour 0,423%, Plutonium 241 pour 7,055%, Fer 55 pour 0,615%, Cobalt 60 pour 1,758%.

La radiotoxicité de son côté dépend pour l’essentiel des: Strontium 90 pour 2,267%,  Ruthénium 106 pour 1,202%,  Césium 134 pour 0,583%,  Césium 137 pour 0,597%,  Cerium 144 pour 17,552%,  Prométhium 147 pour 1,195%,  Plutonium 238 pour 13,429%,  Plutonium 239 pour 11,238%,  Plutonium 240 pour 12,081%,  Plutonium 241 pour 17,512%,  Americium 241 pour 10,268%,  Curium 242 pour 8,797%,  Curium 244 pour 2,206%,  Cobalt 60 pour 0,262%. 

PS. Où sont les chiffres officiels nippons sur le taux de combustion moyen des coeurs éventrés de Fukushima ? Pas dans le rapport officiel japonais à l'AIEA en tous cas.

Japan Times: 28 of every 100 Fukushima pregnancies resulted in miscarriage or abortion


La contamination interne par nanoparticule radiographiée chez les oiseaux


14 réacteurs simultanément endommagés le 11 Mars partout au Japon soit 14 réacteurs qui ont simultanément expulsé au minimun des effluents gazeux (Iode, Krypton, Xenon). Combien donc des au moins 2 milliards de Curie disponibles en gaz radioactifs de période de plus de 1 jour contenus dans ces 14 réacteurs ont-ils été "ventilés" d'urgence ? NB. Les 3 coeurs fondus de Fukushima disposaient de plus de 500 millions de Curie de ces gaz.  Pour une synthèse en français du document officiel japonais ci-dessus de décembre 2011  voir ici


vendredi 4 novembre 2011

Le Xenon 133 très faiblement radiotoxique de Fukushima.


L'émission « semi officialisée » à Fukushima de 1,67E19 Bq de gaz Xe133 en ont signifié la dispersion de 2,411 kg. Cette émission équivaut du point de vue de la radioprotection pulmonaire interne à 400,8 millions de doses létales potentielles par inhalation. Comme on le voit, 2,4 kg de matière n’ayant le pouvoir transitoire de ne tuer que 400 millions de personnes, le Xenon 133 est classé comme très faiblement radiotoxique.  C’est pas beau la science !

Le Xe133 a une période radioactive de 5,244 jours. Il décroit en mode bêta- avec une constante de désintégration s-1 de 1,52985E-6. (Ln(2)/T1/2 à savoir 0,693147/5,244*24*60*60 = 1,52985E-6.) Son activité spécifique est de 6,9271E15 Bq/gr -1,872E05 Ci/gr.- (6,0221415E+23/133 * 1,5299E-06 = 6,9271E15 Bq/gr.) Son facteur de dose par inhalation est de 1,20E-10 Sv/Bq. Une dose létale par inhalation de 5 Sievert pèse 6,02E-06 gr. (6,o2 microgrammes), vaut 4,17E10 Bq. Un gramme de Xe133 contient pour autant 166249 doses létales potentielles. Fukushima  ayant relâché environ 2411 grammes de ce radioélément a pour autant éparpillé dans l’environnement l’innocent et très faiblement radiotoxique équivalent de 400,8 millions de doses létales.

Fukushima et la science déficitaire.

Elevated radioxenon detected remotely following the Fukushima nuclear accident


Nowhere is safe

Nouveaux nés au Césium.


Catastrophic Effects of Radiation Contamination  by Jim Fetzer and Leuren Moret




FIG. 2: SIGNIFICANT INCREASES IN EXCESS DEATHS SINCE 3/13/11
Data from the Centers for Disease Control (CDC) reported March 13- Sept. 3, 2011, shows increasing excess deaths for nearly all regions of the US. 
This very high increase in acute deaths throughout the US, that increases every week, can only be explained by regional environmental contamination from the Fukushima nuclear disaster in Japan.  Increases in infant mortality range from 35-45% or higher, and is not included in the map data. Source:  Bobby1, “Post-Fukushima Excess Deaths in US Updated for Sept. 3”