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samedi 5 octobre 2013

Le Tellure 132 de Fukushima.

Te132; Bp: 988 °C; Rdf U235: 4,28%; T1/2: 3,204 d; Ci/gr: 308740,76; 730,10 gr; 8,34E18 Bq; Sv/Bq Inhal: 1,80E-9; Ld inhal: 3 milliards; Sv/Bq Ingest: 3,70E-9; Ld ingest: 6,17 milliards.

Dans les 257 tonnes coriumisées 1, 2 & 3 de Fukushima le Tellure 132 développait une activité radiologique de 8,34E18 Bq (8,34 EBq soit 225,4 millions de Curie) portée par une masse de 730,1 gr et comptait pour environ 0,696% de l'activité radioactive globale à t0. Ses 3 milliards de doses létales potentielles par inhalation comptaient également pour 0,952% de la radiotoxicité globale par inhalation et ses 6,17 milliards de doses létales potentielles par ingestion comptaient pour 2,499% de la radiotoxicité globale par ingestion.

D’après le « rapport officiel » nippon soumis à l'AIEA seulement 0,00905% du Te132 de l'inventaire  s'est échappé dans l'atmosphère, soit 7,54E14 Bq. (C’est le nombre que l’on obtient en sommant les données présentées pour les 3 réacteurs en ruine et si notre somme est légèrement inférieure de la somme TOPCON (merci R. S.) c’est simplement parce que celle-ci ne sait pas additionner.) Il est bien connu que tout élément dont le point d’ébullition est de 988 °C, cas du Tellure, qui se trouve plongé dans une lave métallique atteignant plus de 2000 °C y reste farouchement accroché bien au chaud. Il n’est pas question pour lui de vaporiser exagérément et de beaucoup prendre le chemin des airs par béances et cheminées  même si la piscine torique conçue pour « aspirer » les vapeurs radioactives en cas d’accident est torride, voire à sec, faute que les pompes, en panne funèbre, ne l’alimentent en eau froide. Du reste, personne ne l’ignore, le corium surchauffé s’imperméabilise au pourtour et confine les vapeurs qui se forment en son sein !  Les chambres de suppression, objets inutiles, sont, avouons le, là pour amuser la galerie et engranger des pots-de-yens.


Bref la logique physique tout autant que le plus simple bon sens laisse entendre que le  taux d'excursion du Te132 a été à Fukushima au moins du même ordre qu’il ne le fût à Tchernobyl. Il nous faut pour autant, hélas, réitérer que 43% de cet élément à savoir 3,59E18 Bq se soit échappé par les airs à Fukushima et abattu sur les populations 2 fois plus qu’à Tchernobyl.  


NB. Après 1 jour de décroissance l’ensemble des isotopes résiduels de Tellure, dont le Te125m, Te127m, Te127, Te129m, Te131m & Te132 ont une activité radioactive de 218,6 millions de Ci correspondant à 3,19% de la radioactivité globale résiduelle. Leur radiotoxicité par inhalation s'élève, d’après l’ICRP, à 2,71 milliards de Ld et équivaut à 1,04% de la radiotoxicité globale par inhalation. Leur radiotoxicité par ingestion est, toujours selon l'ICRP, de 5,61 milliards de Ld et équivaut à 4,2% de la radiotoxicité globale par ingestion. Le Te132 n'est donc bien évidemment pas le seul Tellure en excursion. 






vendredi 5 février 2010

Combien d’uranium appauvri respirons-nous chaque instant ?

La terrible vérité radiologique tient en peu de mots. Chaque mètre cube d’air que nous respirons est désormais envahi par des millions d’invisibles et insolubles nanoparticules de métaux lourds radioactifs d’uranium 238. Chaque être vivant est la prochaine victime potentielle des guerres radiologiques récentes qui ont disséminé, entre autre, plus de dix mille tonnes d’uranium 238 dans l’atmosphère.

Sur notre planète il n'est plus de lieu qui ne soit contaminé. Il n'est plus d’air pur nulle part. Sous chaque latitude, chaque être vivant est soumis à une contamination interne permanente et, avec le temps, chacun en souffrira les irrémédiables conséquences pathogènes. Il n’y a ni frontières géographiques, ni barrières pulmonaires qui arrêtent les innombrables nanoparticules engendrées lors de la combustion des projectiles à l’uranium appauvri. Les nanoparticules ne se déposent pas toutes au voisinage des champs de bataille mais, tels les gaz, la plupart colonisent l’entière atmosphère australe et boréale et s’insinuent de manière indiscriminée dans les poumons de chacun d’entre nous.

Bien évidemment les suicidaires comités de censure scientifique des universités, des ministères et des instituts de surveillance radiologique œuvrent nombreux au négationnisme de ces faits atomiques. Mais qu’ils s’emploient à nier les nanoparticules ne suffit hélas ni à les faire disparaître de la biosphère ni à éloigner du cancer leurs propres enfants, innocents tout autant que les nôtres. En totale contradiction avec les faits nucléaires leur lénifiant avis ne saurait non plus tromper l’instinct de survie des hommes. Après tout, chacun d’entre nous est à même de comprendre la dramatique réalité des chiffres et chacun est à même de tenter, sans illusions excessives, de protéger “au moins pire” les siens.


http://aipri.blogspot.com/2010/11/combien-de-particules-fines-ceramisees.html