mardi 20 mars 2012

Vous avez dit faible dose ? III. Le cas du plutonium 239


Le plutonium 239 est un radioélément artificiel d'une période radioactive de l'ordre de 24400 ans. Son activité spécifique s'élève à 2,27E9 Bq/gr (6,13E-2 Ci/gr) et sa constante de désintégration s-1 (λ) est de 9,008E-13. Son taux de désintégration par jour est de 1-EXP(24*60*60*-9,01E-13) = 0,0000078%, par mois de 0,000233% et par an de 0,002841%. L'élément emploiera autour de 243169 ans pour désintégrer 99,90% de ces atomes et les transformer en Uranium 235.   Métal lourd, il a une densité de 19,84 gr/cm3.

Il désintègre en mode α en expulsant de son coeur à la vitesse de 20000 km/s un projectile sub-atomique de la taille d'un noyau d'helium. Cette micro-bille α faite de deux neutrons et deux protons accolés freinera sur une très courte distance par télescopage avec les atomes du milieu traversé. Chacune de ses particules α déploie une énergie ionisante de 5,243 MeV, soit de 5,243 MeV * 1,60209E-6 Erg par MeV = 8,3998E-6 Erg. Cette énergie est en mesure de donner lieu durant son court et brutal cheminement à environ 374 mille ionisations; en admettant qu'une ionisation coûte 14 électronVolt. Trop grosses pour se faufiler dans la matière sans en percuter à très bref intervalles les atomes ambiants, les particules α ne franchissent que 0,05 millimètre (50 micromètres) dans la matière biologique (ou dans l'eau).

Immobilisée dans les tissus vivants, une poussière fine de tout radio-élément α dissipe ainsi l'énergie ionisante de ses radiations émises dans toutes les directions dans une minuscule sphère ayant un rayon de 50 microns égal au trajet maximal dans la chair de ses rayonnements α. Une telle sphère de chair pèse pour autant ce poids infinitésimal de 523,6 ngr (4/3 * Pi * (50 * 0,0001^3)); 1 cm3 de chair pesant 1 gr.

Etude de cas d'une poussière fine de plutonium 239 bloquée dans les tissus: une particule radioactive interagit avec la matière biologique comme un véhicule fou sans frein interagit avec la foule de piétons qui l'arrête.

Une poussière fine de plutonium 239 de 1 micron de diamètre a un volume de  4/3 * Pi * (0,50 * 0,0001 ^3) = 5,24E-13 cm3, un poids de 10,39 pgr (5,24E-13 cm3 * 19,84 gr/cm3), contient 2,62E10 atomes et présente une activité de 2,358E-2 Bq. (1,039E-11 gr * 2,270E9 Bq/gr = 23,58 mBq). En 1 an cette particule désintègre 2,62E10 * 1-(Exp(31536000*-9,008E-13)) = 743572 fois. Elle est pour autant en théorie capable de provoquer plus de 278 milliards d'ionisations en une année dans une centaine de cellules vivantes. En cas d'incorporation et de fixation cette poussière fine radioactive dépose ainsi dans la microscopique boule de chair atteinte 7,44E5 Bq * 5,243 MeV * 1,60209E-6 Erg par MeV / 5,236E-7 gr = 11,9 millions de Erg (1,1929 Joule -1 Erg = 1E-7 Joule-) soit 119286,5 RAD puisque 1 Rad équivaut à 100 Erg/gr. Compte tenu enfin du fait que les particules α ont une de efficacité biologique relative (EBR) de 10, le dommage effectif subi est de 1192865 REM (RAD * EBR = REM), à savoir de 11928,7 Sievert.  Vous avez dit faible dose ?


PS Nous avons ici corrigé une coquille présente dans la précédente version de ce texte. Le facteur de convertion des MeV en Erg était incorrect et, optimiste...,  réduisait d'un facteur 10 les doses aborbées... 


http://users.skynet.be/mauriceandre/enchocolate4.htm 





Tamplin, A.R., Cochran T.B., Radiation Standards for Hot Particles, National Resources Defense Council Report, Washington D.C, USA, 1974.



Page 15.

The unique form of tissue irradiation displayed by insoluble particles of Pu-239 occurs because, when Pu-239 decays, it emits an alpha particle with an energy of 5.1 MeV. This particle has a range (produces biological damage) of only some 40-45 u (0.004 cm) in human tissue. In other words, a Pu-239 particle in tissue will only irradiate a volume of tissue enclosed in a sphere of 45 u radius. As one moves inward from the surface of this sphere, the radiation intensity increases geometrically. About half of the alpha particle energy is dissipated at 20 u (that is, with a volume that is 1/8 the total volume). This means that the average dose delivered in the first 20 u is 8 times that delivered in the remaining 20 u.

lundi 19 mars 2012

Vous avez dit faible dose ? II Americium 241.


Produit d'activation mais surtout produit de décroissance du plutonium 241, l'américium 241, qui a été détecté sur le sol japonais,  est un radioélément artificiel de période radioactive de 432,2  années. Son activité spécifique est de 1,27E11 Bq/gr, sa constante de désintégration s-1 (λ) de 5,086E-11 et sa densité de 13,7 gr/cm3. Cet élément est un émetteur α dont les particules ont une énergie de 5,64 MeV, soit de 5,640 MeV * 1,60209E-6 Erg par MeV = 9,0358E-6 Erg. Ces particules α ont une capacité de pénétration dans les tissus (et dans l'eau) limitée à 0,05 millimètre (50 microns). Immobilisée dans les tissus, toute poussière fine α dissipe dès lors l'énergie ionisante des rayonnements qu’elle émet dans toutes les directions dans une sphère d'un rayon de 50 microns égal au trajet maximal dans la chair des particules α. Réceptacle de l’ionisation, une telle sphère de chair pèse pour autant ce poids infime de 523,6 ngr (4/3 * Pi * (50 * 0,0001^3)).

Etude de cas d'une poussière ultra-fine d’américium 241 de 0,2 micron incrustée quelque part dans les tissus.

 Une particule ultra-fine d'américium 241 de 0,2 micron de diamètre a un volume de 4,19E-15 cm3, un poids de 0,06 pgr (4,19E-15 cm3 * 13,7 gr/cm3), contient 1,43E8 atomes et a une activité de 7,293E-3 Bq. En 1 année cette particule désintègre 1,43E8 * 1-(Exp(31536000*-5,086E-11)) = 229792 fois. En cas d'incorporation et de blocage une pareille poussière ultra-fine dépose dans l’aire histologique atteinte 2,30E5 Bq * 5,640 MeV * 1,60209E-6 Erg par MeV / 5,236E-7 gr = 3,9655 millions de Erg, soit de 39655,5 RAD puisque 1 Rad équivaut à 100 Erg/gr. Compte tenu enfin du fait que les particules α ont une efficacité biologique relative (EBR) de 10, le dommage réel souffert est de 396555 REM (RAD * EBR = REM), à savoir de 3965,5 Sievert.  Vous avez dit faible dose ?



dimanche 18 mars 2012

Vous avez dit faible dose ?


L'uranium 238 métallique est un produit artificiel utilisé dans l'industrie nucléaire civile et militaire (UA). Tiré de la concentration d'un élément minéral naturel, il a une densité de 18,95 gr/cm3. Ce radioélément a une période radioactive autour de 4,49 milliards d'années, une activité spécifique de l'ordre de 12386 Bq/gr et une constante de désintégration s-1 (λ) de 4,895E-18. Il désintègre en mode α. Chacune de ses particules α à une intensité de 4,184 MeV, soit de 6,7031E-6 Erg (1 MeV = 1,60209E-6 Erg), et une capacité de pénétration dans les tissus (et dans l'eau) de l'ordre de 0,05 millimètre. Immobilisée dans les tissus, une poussière fine radioactive alpha dissipe ainsi son énergie dans une sphère d'un rayon de 50 microns égal au trajet maximal dans la chair de ses rayonnements α et d'un poids de 523,60 ngr (4/3 * Pi * (50 * 0,0001^3)). (1 cm3 de chair = 1 gr). 


Etude de cas d'une poussière inhalable de 1 micron bloquée dans les tissus, par exemple d'uranium dit appauvri


Une particule d'uranium 238 de 1 micron de diamètre a un volume de 5,24E-13 cm3 (4/3 * Pi * ((1/2)*0,0001)^3) ), un poids de 9,92 pgr (5,24E-13 cm3 * 18,95 gr/cm3), contient 2,51E10 atomes et présente une activité de 1,229E-7 Bq. En 1 an cette particule désintègre 2,51E10 * 1-(Exp(31536000*-4,895E-18)) = 3,88 fois. Cette poussière fine radioactive dépose ainsi dans la microscopique boule de chair atteinte 49,6 Erg (4,96E-6 Joules. -1 Erg = 1E-7 Joule-) soit, puisque 1 Rad équivaut à 100 Erg/gr, 496,2 millième de RAD. Compte tenu du fait que les particules α ont une de efficacité biologique relative (EBR) de 10, le dommage effectif subi est de 4,96 REM (RAD * EBR = REM), à savoir de 49,6 milliSievert avec moins de 4 désintégrations....  Vous avez dit faible dose ?



André M-E., Plutonium, poumons et effets de proximité, in  Etudes & Expansion,  N° 276, Liège, Belgique, 1978. http://users.skynet.be/mauriceandre/ sous le titre Uranium et  Plutonium c’est pas du chocolat.

Cochran T.B., Arkins M., Hoenig M., Nuclear weapons databook, Natural Resources Defense Council, Inc., Ballinger Publishing Company, Washington, USA,1999. http://docs.nrdc.org/nuclear/files/nuc_84000001a_01.pdf

Dietz L.A., Estimate of Radiation Dose From a Depleted Uranium Oxide Particle, January 1991. http://www.xs4all.nl/~stgvisie/VISIE/Dietz-L/Dietz-du-3.html

Glasstone S., Redman L. M., An Introduction to Nuclear Weapons, WASH-1037 Revised. U.S. Atomic Energy Commission, Division of Military Applications, USA, 1972. http://www.doeal.gov/FOIADocs/RR00172.pdf

Glasstone S., Dolan J.,  The effects of nuclear weapons, United States department of defense  & Energy research and development administration, Washington DC, 3Edition, USA, 1977. http://www.princeton.edu/~globsec/publications/effects/effects12.pdf 

Gofman J.G.,  Tamplin A.R.,  Poisoned power: The case against nuclear power plants, Chatto & Windus Ltd, London, 1973. http://www.ratical.com/radiation/CNR/PP/

Nato handbook on the medical aspects of NBC defensive operations AmedP 6(B)Departments of the army, the navy, and the air force, Washington, D.C., USA, 1996.  http://www.fas.org/nuke/guide/usa/doctrine/dod/fm8-9/1ch5.htm

Tamplin, A.R., Cochran T.B., Radiation Standards for Hot Particles, National Resources Defense Council Report, Washington D.C, USA, 1974.

mercredi 7 mars 2012

Le plutonium de Iitate Mura : le retour … renforcé…


Honneur au « duo comedy » japonais qui n’avait point menti il y a quelques mois en anticipant une recherche spectrométrique faisant état de la présence de neptunium 239, précurseur du plutonium 239, dans le sol de Iitate-Mura, loin de la centrale de Fukushima. Des graphiques des relevés, reproduits dans l’article, avaient d’ailleurs été temporairement publiés sur le site d’un des auteurs que nous avions même contacté pour tenter, vainement, d’obtenir plus de précisions afin d’afiner les calculs prévisionnels. (« Il faut attendre la publication », nous avait-on poliment rétorqué.)  

Ces précisions sont maintenant publiquement venues avec un an de retard pour les gens et les enfants de Iitate-Mura: 1000 Bq de  Np239 par kg de sol prélevé sur 10 cm de profondeur avec une analyse accomplie 40 jours après le 11 mars. Ces 3 données sont plus que suffisantes pour reconstituer l’état minimal de la contamination par le plutonium 239 dans cette ville. (Ce que bien évidemment les «  savants humanistes » évitent très soigneusement de faire dans le « paper ».  Ils se contentent de signaler que le Np239 décroît avec une période de 2,36 jours en Pu239.)  Ces données enfin venues nous nous devons toutefois de battre notre coulpe auprès de nos lecteurs des  cinq continents. Notre précédente estimation est fausse et achi fausse.  

C’est pire ! Ce sont en effet plus de 4000 Bq/m2  de plutonium 239 droit issus de la décroissance du neptunium 239 qui jonchent désormais sur le sol de Iitate-Mura et qui en font à eux seuls une zone interdite d’après ces inutiles normes de radioprotection édictées par l’AIEA et contresignées par les états.  

S’ils s’avèrent étendus sur tout le territoire de Iitate-Mura, et rien ne nous permet d’affirmer que ce n’est pas le cas, ces 4000 Bq/m2  de Pu239 sont à eux seuls une condamnation à mort sans appel pour les personnes qui vivent là.

A : Calculer les Bq/m2 à partir des Bq/kg.

1000 Bq/kg sur une profondeur de 10 cm et avec une densité normale du sol de 1250 kg/m3 correspondent à 125000 Bq/m2. Le ratio Bq/m2/Bq/kg est dans ce cas de 125 (125000/1000 = 125). Cette activité au mètre carré pèse 1,46E-11 gr (14,56 picogr) et contient 3,67E10 atomes

B : Calculer l’activité par m2 du Np239 40 jours avant (décroissance à l’envers...) 

125000 Bq/ m2  de  Np239 au moment de l’analyse correspondaient à 1,62E10 Bq 40 jours avant (1,25E5/EXP(40*24*60*60*-3,41E-6) = 1,62E10). La masse radioactive portant cette activité comportait alors 1,62E10/3,41E-6 = 4,762E15 atomes et pesait 1,89 microgr. 16,99 demi-vies se sont en effet écoulées durant ce laps de temps de sorte que l'activité, la masse et le nombre d'atomes à l'époque étaient 2^16,99 = 129729 fois supérieurs.

C : Calculer le nombre d’atomes de Np239 qui se sont transformés en atomes de Pu239

En 40 jours des 4,762E15 atomes de Np239   4,762E15 * 1-EXP(40*24*60*60*-3,41E-6) = 4,761E15 atomes (99,99922%... des atomes de départ ) ont transmuté en Pu239.  Et ces 4,761E15 atomes de Pu239  ont une activité de 4288,72 Bq… 4,761E15 * (Ln(2)/(24400*365*24*60*60)) = 4288,7 Bq.  288 Bq au-delà de la zone d’exclusion « au plutonium ».

Comment ces « chercheurs » ont-ils fait pour ne pas lire le plutonium 239 immanquablement présent dans leurs échantillons ? Les spectromètres japonais ne valent probablement rien. Qu’on se le dise.




Le neptunium radioactif 239 est un élément artificiel inexistant en nature. Il a une densité de 20,29 gr/cm3. Produit d’activation, le  Np239   a une période radioactive de 2,36 jours (0,00645 an). Il décroit en mode bêta négatif en plutonium 239 avec une constante de désintégration s-1 de 3,40660E-6. (1-EXP(1*-0,693147/(6,45E-3*365*24*60*60)) = 3,407E-6) ou encore (Ln(2)/T1/2 à savoir 0,693147/2,355*24*60*60 = 3,40660E-6). Son taux de désintégration par jour est de 25,5% (1-EXP(24*60*60*-3,41E-6) = 25,5%) et par mois de 99,9854%. L'élément emploiera 23,47 jours pour désintégrer 99,90% de ces atomes à savoir autour de 10 demi-vies. Son activité spécifique s'élève à 8,5837E15 Bq/gr -2,320E05 Ci/gr.- (6,0221415E+23/239 * 3,4066E-06 = 8,5837E15 Bq/gr). Un curie (37E9 Bq) de  Np239  pèse 4,31E-6 gr et un Becquerel 1,17E-16 gr.


http://fukushima-diary.com/2012/03/a-fukushima-citizen-proved-monitoring-post-was-manipulated/ 


http://enenews.com/watch-alpha-radiation-detected-50km-south-of-fukushima-in-iwaki-city-up-to-1000-times-more-dangerous-than-beta-or-gamma-equivalent-video 

jeudi 1 mars 2012

Les tatami et l'inverse du carré de la distance


A Chamok et à sa présence d’esprit

L’AIPRI le cœur triste et la pensée inquiète se doit d’alerter les familles japonaises, en particulier celles des territoires limitrophes de Fukushima, en raison de la contamination qui est fatalement entrée sous forme de particules fines dans les demeures et qui est aussi hélas allée fatalement se nicher dans les tatami. Ne laissez plus dormir vos enfants sur un tatami à moins de n’être sûrs qu’il n’est en rien contaminé. Il en va de leur santé.

Un infime dépôt sur un tatami par exemple de 1000 Bq par mètre carré de Césium 137 (311 picogr/m2) induit en effet à 1 mètre une dose de 0,0032 µSv/h de part le rayonnement gamma qu’il émet. Cette dose à l'apparence inoffensive ne l'est plus dès lors que l'on tient compte du fait que vous et vos enfants y passez assis ou couchés en moyenne 10 heures par jour, vous soumettant ainsi dans le temps à une lourde dose d'irradiation  envers laquelle vous n’avez pas été assez avertis. Réduire la distance qui nous sépare de la source radioactive c'est en effet surmutiplier la dose reçue. En voici la froide démonstration connue de tous les silencieux physiciens sous le nom de l’inverse du carré de la distance. Un temps moyen de 10 heures par jour passées sur le tatami pour une personne debout (avec prise de mesure conventionnelle à 1 mètre) conduit à une dose de 11,70 µSv par an. A 10 cm la dose absorbée serait par contre de 1,17 mSv par an et déjà au dessus de la dose admissible. A 5 cm porte en une année à une dose encore plus forte de 4,68 mSv à savoir 4,68 fois l'irradiation annuelle artificielle maximale autorisée. A 1 cm conduit en une année à une dose encore supérieure de 117,02 mSv à savoir 117,02 fois l'irradiation annuelle artificielle maximale autorisée. Peu de radioactivité peut faire beaucoup de mal. Tout dépend de la distance qu'il y a entre elle et nous.

Nous vous en conjurons soyez vigilants. 



Partant d'une dose X reçue à 100 cm de la source radioactive, si l'on divise la distance qui nous sépare d'elle par 2 et que l'on se trouve donc maintenant rapprochés à 50 cm on multiplie la dose X reçue par 4 (2 au carré). Si on divise la distance par 4 et l'on se trouve ainsi maintenant à 25 cm de la source on multiplie la dose par 16 (4 au carré). Si on la divise par 10 et l'on se trouve ainsi maintenant à 10 cm d'elle on multiplie la dose par 100 (10 au carré). Si on la divise par 20 et l'on se trouve ainsi maintenant à 5 cm d'elle on multiplie la dose par 400 (20 au carré). Si on la divise par 100 et l'on se trouve ainsi maintenant à 1 cm d'elle on multiplie la dose par 10000 (100 au carré).

A l'inverse si l'on s'éloigne de la source radioactive en multipliant la distance par 2 (2 m pour cet exemple) on divise par 4 la dose reçue. Si l'on multiplie la distance par 4 (4 m) on divise par 16 la dose reçue. Si l'on multiplie la distance par 10 (10 m) on divise par 100 la dose reçue. Si l'on multiplie la distance par 20 (20 m) on divise par 400 la dose reçue. Si l'on multiplie la distance par 100 (100 m) on divise par 10000 la dose reçue. 


Le gouvernement japonais s’est employé à falsifier nominalement les mesures de la radioactivité en la prenant à 18 mètres de haut. Il a de ce fait divisé la dose effectivement reçue par la population de 324 (18 au carré puisque les mesures ont été accomplies à 18 fois la distance normale de 1 mètre.)


PS. Le Cs137 est un radioélément bêta négatif qui a une période de 30,07 ans et une activité spécifique de 3,2130E12 Bq/gr.  Sa constante de désintégration par seconde est de 7,31E-10. 1000 Bq de Cs137 pèsent 0,31 nanogrammes et contiennent 1,368E12 atomes. Son facteur de dose externe est de 9,01E-16 Sv/Bq. Une activité surfacique de 1000 Bq/m2 de Cs137 qui en une heure désintègre 1000/7,31E-10*(1-(EXP(60*60*-7,31E-10))) = 3,6 millions de fois conduit dès lors à un mètre du sol à l'absorption de 3,24E-9 Sv h-1 (3,2432 nanoSievert h-1). A 5 cm du sol la dose absorbée serait par contre 400 fois plus intense atteignant 1,3 microSv h-1.  En un an cette masse produit 31,2 milliards d’émissions radioactives.

vendredi 24 février 2012

Les dépositions de carburant nucléaire sur le sol japonais


Les dépositions de carburant nucléaire sur le sol japonais. Si il y a tant de césium 137 alors...

Des dépôts de "matière noire" qui a toute l'apparence de combustible nucléaire pulvérisé lors des explosions contenant bien évidemment de l'uranium, du plutonium, de l'américum, du strontium, du césium etc. jonchent le sol japonais. Si il y avait besoin d'extrapoler l'activité globale de ces poussières noires à partir de l'activité du Césium 137 il faudrait probablement multiplier l'activité de celui-ci environ de 4 à 14 fois...


Cas 1. Il s'agit de combustible "actif" provenant des coeurs à l'UOX. Après 350 jours de décroissance une tonne de carburant ayant subi un taux de combustion de 14 GwJ/t (14,43 kg fissionnés par tonne) fait montre d'une activité moyenne de 5,89E5 Ci/t (2,18E16 Bq) et d'une quantité de doses létales potentielles par inhalation de 267,28 millions de Ld/t. Le Cs137 représente 7,36% de l'activité résiduelle globale de cette tonne de carburant. Il suffit donc de multiplier l'activité du Cs137 par 13,587 pour déduire cette activité résiduelle totale

Cas 2. Il s'agit de carburant  "éteint" depuis 5 ans. Après 5 ans de décroissance une tonne de carburant ayant subi un taux de combustion de 35 GwJ/t (36,08 kg fissionnés par tonne) exhibe une activité moyenne de 5,21E5 Ci/t (1,93E16 Bq) et une quantité de doses létales potentielles par inhalation de 1,10 milliards de Ld/t. Le Cs137 représente 18% de l'activité résiduelle globale de cette tonne de carburant. Il suffit donc de multiplier l'activité du Cs137 par 5,555 pour déduire cette activité résiduelle totale. 


Cas 3. Il s'agit de carburant  "éteint" depuis 20 ans. Après une décroissance de 20 ans cette tonne a d'une activité moyenne de 2,90E5 Ci/t (1,07E16 Bq) et contient une quantité de doses létales potentielles par inhalation de 1,36 milliards de Ld/t. Le Cs137 représente 22,88% de l'activité résiduelle globale de cette tonne de carburant. Il suffit donc de multiplier l'activité du Cs137 par 4,37 pour approcher cette activité résiduelle totale. NB. Comme on le note en comparant les Ld/t à 5 et à 20 ans, la radiotoxicité augmente au fil du temps bien que la radioactivité baisse.

Nous souhaitons que les plus cinglantes des preuves spectrométriques viennent contredire cette profonde inquiétude à propos de ces assassines "poussières" noires.


NB. Pour le taux de combustion de 14 GwJ/t et après les 350 jours de décroissance ci-dessus cette radioactivité est essentiellement le fait des éléments suivants: Strontium 89 pour 1,033%, Strontium 90 pour 5,586%, Yttrium 90 pour 5,586%, Yttrium 91 pour 2,521%, Zirconium 95 pour 4,502%, Ruthénium 106 pour 9,719%, Césium 134 pour 5,289%, Césium 137 pour 7,360%, Barium 137 pour 7,360%, Cerium 144 pour 23,847%, Prométhium 147 pour 15,539%, Plutonium 241 pour 6,495%, Cobalt 60 pour 1,637%.
La radiotoxicité pour sa part dépend surtout des éléments suivants: Strontium 90 pour 2,188%, Yttrium 90 pour 0,128%, Yttrium 91 pour 0,276%, Zirconium 95 pour 0,184%, Ruthénium 106 pour 1,269%, Césium 134 pour 0,587%, Césium 137 pour 0,576%, Cerium 144 pour 19,067%, Prométhium 147 pour 1,192%, Plutonium 238 pour 12,900%, Plutonium 239 pour 10,810%, Plutonium 240 pour 11,621%, Plutonium 241 pour 16,957%, Americium 241 pour 8,975%, Curium 242 pour 10,467%, Curium 244 pour 2,133%, Cobalt 60 pour 0,256%.


PS. Veteran's Today. Leuren Moret & Chris Busby



vendredi 17 février 2012

Le Césium 137 de Minamisoma



Le Césium 137 est un des nombreux produits de fission du cycle nucléaire et l’un de ceux que l’on cache le moins. Il a une période radioactive de 30,07 ans. En une année il décroit de 2,279%, en dix ans de 20,587% et en cent ans de 90,026%. Son activité spécifique est de 86,84 Ci/gr à savoir de 3,21E12 Bq/gr.

Selon les normes internationales de radioprotection des populations une retombée de 172,73 milligrammes/km2 (15 Ci/km2) à savoir de 172,73 nanogrammes/m2 (555000 Bq/m2) constitue un péril sanitaire permanent si grave ne serait-ce que pour les rayonnements gamma qui s’élèvent du sol contaminé qu’il oblige l’état à évacuer sans délai le territoire contaminé, désormais zone interdite.  

De toute évidence le gouvernement japonais déroge à Minamisoma à cette obligation légale et surtout humanitaire. De toute évidence le gouvernement japonais a pour objet principal l’extermination de son propre peuple et de lui-même avec le plein consentement de la communauté politique et scientifique internationale. Nous sommes sûrs qu’il saura dignement et efficacement remplir cette tâche.

Détermination de la contamination surfacique à partir des 604360 Bq/kg relevés à Minamisoma.

604360 Bq/kg sur une profondeur de 5 cm et avec une densité moyenne du terrain de 1250 kg/m3 correspondent à 37,8 millions de Bq/m2. Le ratio Bq/m2/Bq/kg est ici de 62,5. Cette activité au mètre carré sûrement fractionnée en un très grand nombre de minuscules particules pèse 11,76 microgrammes mais s'il s'agissait d'une seule particule de Cs137 celle-ci aurait un diamètre de 228,054 micron. Le facteur de dose externe du Cs137 étant de 9,01E-16 Sv/Bq, cette déposition surfacique au mètre carré délivre par heure d’exposition à un mètre du sol 1,23E-4 Sv h-1 (0,123 milliSievert). (37,8E6 Bq*9,01E-16 Sv/Bq* 3600 secondes = 1,23E-4 Sv h-1). La limite de dose maximale annuelle de 1 milliSievert sera ici ainsi dépassée en 8,15 heures d’exposition.  (0,001 Sv/1,23E-4 Sv h-1 = 8,15 heures). D'après les normes internationales, cet espace doit être obligatoirement évacué de sa population. La contamination par m2  y est en effet 13,6 fois supérieure à la valeur impérative d'évacuation de 555000 Bq/m2! Et ceci en négligeant le  Cs134  également détecté en surabondance, en négligeant les autres éléments immanquablement là et sans considérer la tout aussi immanquable contamination interne par inhalation et alimentation! Il s'agit d'une zone 4 de relogement obligatoire et immédiat.  



Addendum pour les éventuels perplexes voir IRSN, tableau 1 page 17: Le Cs134 a été lui détecté a Minamisoma à hauteur de 485262 Bq/kg ce qui, dans 5 cm d’un sol de 1250 kg/m3, signifie 3,03E07 Bq/m2. Le facteur de dose externe du Cs134 étant lui de 2,26E-15 Sv/Bq, cette déposition surfacique qui désintègre 3,03E7/1,07E-8*(1-(EXP(60*60*-1,07E-8))) = 1,09E11 fois en une heure délivre à un mètre du sol 2,469E-4 Sv (0,2469 milliSievert). (1,09E11*2,26E-15=2,469E-4). La limite de dose maximale annuelle sera donc ici dépassée en 4,05 heures d’exposition. (0,001/2,469E-4 = 4,05). Tout va bien.                 

dimanche 5 février 2012

IRSN et Fukushima: crédibilité zéro.


L’IRSN vient de pondre son ennième attestation sur l’actuelle pollution atomique de l’air en France par le Césium 137 (0,4 microBecquerel par mètre cube selon l'IRSN) légué au monde entier par Fukushima. L’IRSN certifie à nouveau que tout un chacun se contamine de façon chronique via la respiration depuis mars 2011. Inutile de souligner que fière de son suicidaire rôle de kapo des chambres à gaz radioactives à l’air libre, l’IRSN minimise grossièrement la réalité et dévoile au grand jour son incompétence. Il n’est en effet plus simple que d’étendre à l’entière atmosphère mondiale la valeur moyenne par mètre cube de Cs137 indiquée par l’IRSN pour en démontrer le total manque de crédibilité scientifique. 

Extrapolation de l'activité et de la masse totale du radioélément à partir sa valeur moyenne Bq/m3  hypothétiquement répartie de manière homogène dans l'entière atmosphère terrestre.

Hypothèse 1: La pollution aérienne rémanente est actuellement contenue dans une atmosphère planétaire de 5 km de haut. (Volume ici surdimentionné car il faut environ deux ans pour que le mélange se fasse au niveau planétaire.)

4,00E-7 Becquerel par m3 de Cs137 (à savoir 0,4 micro Becquerel pour 1,24E-19 gr et 547 atomes de Cs137 par m3) uniformément répartis sous forme d'aérosol sur une hauteur de 5000 mètres (5 km) dans un volume atmosphérique planétaire de 2,55E18 m3 -2,55E9 km3- (4/3 * 3,14159 * 6371000+5000^3 - 6371000^3 = 2,552E18 m3) en signifie la dissémination d'une quantité globale de 1,02E12 Bq pour une masse globale de 0,3177 gr.  De Fukushima il ne resterait dans l’air du monde que 320 milligrammes de Césium 137. 0,00928% du Césium 137 qui aurait fui (1,1E16 Bq) selon l'IRSN (Tableau 1) serait encore en l'air. (Les particules ultrafines tombent plus vite que Lucky Luke ne dégaine !)

Hypothèse 2 (improbable à moins d’un an de l’excursion): La pollution est contenue dans une atmosphère planétaire de 15 km de haut.

Une altitude de 15000 mètres (15 km) pour un volume atmosphérique de 7,67E18 m3 (7,67E9 km3) porte à une quantité globale de 3,07E12 Bq pour une masse globale de 0,9547 gr.  De Fukushima il ne resterait dans l’air du monde que 960 milligrammes de Césium 137. 0,028% du Césium 137 qui aurait fui serait encore en l'air. (Les particules ultrafines tombent toujours plus vite que Lucky Luke ne dégaine !)

Hypothèse 3 (folle): La pollution est contenue dans une atmosphère planétaire de 30 km de haut.

Enfin une hauteur de 30000 mètres (30 km) pour un cubage atmosphérique de 1,54E19 m3 (1,54E10 km3) conduit à une quantité globale de 6,15E12 Bq d’un poids de 1,91 gr. De Fukushima il ne resterait dans l’air du monde que 1,91 gramme de Césium 137. 0,056% du Césium 137 qui aurait fui serait encore en l'air. (Les particules ultrafines tombent encore et toujours plus vite que Lucky Luke ne dégaine !)

Le négationnisme atomique est un crime contre l’humanité.

samedi 21 janvier 2012

Récréations japonaises



40 microSv/h detected from radioactive gravel site used for schools, homes — Measured ONE METER above source



Une dose absorbée de 40 microSievert/heure à 1 mètre du sol correspond à la déposition moyenne probable de 12,33 millions de Bq/m2 de Cesium 137 -0,661 MeV-. (Cette déposition est 22 fois supérieure aux 555000 Bq/m2 avec lesquels l’AIEA décrète une zone interdite… -mais pour le Japon il ne s'agit que d'une simple aire de récréation-...) Cette dose à 1 mètre se situe probablement de fait entre une déposition maximale de 74 millions de Bq/m2 d'un élément au rayonnement gamma peu énergétique tel que l’Uranium 238 (0,0495 MeV) et entre une déposition minimale de 2,96 millions de Bq/m2 d'un radioélément de rayonnement gamma très énergétique tel que le Cobalt 60 (2,55 MeV). Rapportée à un ordre de grandeur moyen, cette dose de 40 microSievert/h-1 équivaut à 350 fois la dose artificielle horaire admissible (0,114 microSievert/h-1, 11,416 microRem/h-1) et 70 fois la dose horaire naturelle et artificielle admissible (0,571 microSievert/h-1, 57,078 microRem/h-1).

Ref.
Chris Busby, 2011, The health outcome of the Fukushima catastrophe. Initial analysis from risk model of the European Committee on Radiation Risk ECRR. http://canteach.candu.org/library/20041901.pdf

James T. (Tom) Voss, 2001, Los Alamos Radiation Monitoring Notebook. http://canteach.candu.org/library/20041901.pdf




PS.  Hara-kiri national et international

Top Gov’t Official: Fukushima nuke report was so shocking we decided to treat it as if it didn’t exist -

Il n'est de faibles doses que parce qu'il n'est que de faibles esprits.



L’éternel débat sur les faibles doses est un faux débat fondé sur les faux calculs physiques avancés par les faussaires de la science: la notion de "faible dose" est une fausse notion droit issue d'un calcul physique falsifié. Il est essentiel de savoir que le calcul de dose à travers lequel on mesure le dommageable dépôt, en particulier interne, d’une énergie ionisante dans un organisme est beaucoup plus simple qu’on ne le pense. C’est en effet une pure et simple division : Energie ionisante délivrée à chaque désintégration par le ou les éléments impliqués/Volume de chair qui la reçoit = Dose absorbée. Or et en tout cas pour la contamination interne par des émetteurs alpha (uranium 235, plutonium 239, etc.), il se trouve que le dénominateur de cette division (le volume de chair) est artificiellement grossi dans les calculs qui portent aux facteurs de dose afin d’amenuiser le résultat nominal. (Diviser 10 par 2 donne un dommage de 5, diviser 10 par 10 donne un dommage de 1…). Ce criminel artifice de calcul d’une déconcertante simplicité omet de prendre en compte le fait que le volume de chair effectivement irradiée dépend directement du pouvoir de pénétration bien évidemment limité du rayonnement dans la chair. Bref ces calculs omettent l’effet de proximité et tuent ceux-là mêmes qui les proposent… 

vendredi 13 janvier 2012

A l'intention de MAARTEN.


Vous ne savez visiblement ni tourner les pages virtuelles ni consulter les archives d'un blog. Vous faites ainsi totalement fausse route sur le premier autant que sur le second plan. Un tollé risquerait de se lever à l'AIPRI si nous publiions votre commentaire qui plus est anonyme. MEA, qui par l'entremise de l'AIPRI a été couronné d'une insigne nomination à la mémoire scientifique (pour sa démonstration physico-mathématique de l'effet de proximité) et militante (pour sa charte universelle de survie) de la part d'un institut indépendant dont nous tairons provisoirement le nom, n'en aurait apprécié ni la teneur ni la collocation. Vous rendez-vous compte où vous avez couché votre commentaire ?  Sacrilège aurait tonné MEA.  Cherchez de plus en 2008 dans le blog (12 & 13 Mai 2008) autant que dans les copieuses marges avant de jeter ces propos effarants et infamants. Un peu rigueur morale et intellectuelle SVP. Cela dit, paradoxalement nous comprenons l'intention derrière votre magistrale méprise et vous remercions néanmoins de tout coeur pour honorer MEA: nous sommes profondément ravis que quelqu'un d'autre rappelle notre grand maitre de proximité et grand ami Maurice Eugène André dont nous sommes le disciple par lui qualifié et par lui nommé à la présidence de l'AIPRI plus six mois avant sa brutale disparition. Nous avons signalé par téléphone votre envoi à son épouse Irma. Votre pseudonyme ne lui dit rien.

Paolo Scampa


PS. Prière, pour contact direct,  de nous laissez votre mail que nous ne publierons pas. A la réception de votre adresse nous éliminerons illico ce post. Les photos de MEA à Antwerpen (Anvers), s'il en est, nous feraient un immense plaisir d'autant plus que nous collectons le plus de documents possibles de MEA afin de les diffuser au travers d'un site digne de ce nom. 

lundi 9 janvier 2012

Les poussières de Fukushima


Plusieurs tonnes voire plusieurs centaines de tonnes de déchets nucléaires ont été projetées sous forme de particules fines dans l’atmosphère au cours des explosions survenues à Fukushima. Doit-on rester tranquilles ou bien doit-on légitimement s’inquiéter pour notre santé et pour l’avenir de l’humanité ? Autrement dit quelle dose d’irradiation effective, d’après les chiffres de l’AIEA même,  fait suite à l’incorporation d’un seul et unique minuscule fragment radioactif comprenant non pas un seul mais bien l’ensemble des radioéléments présents dans ce carburant ?

Pour répondre à cette question nous supposerons avoir affaire à une masse infime de 1E-12 gramme (1 picogramme) de carburant atomique consommé à 35 GwD/t (36,08 kg fissionnés par tonne) ayant décru pendant 15 ans. Une si faite minuscule particule présente une activité radiologique de 0,0125 Becquerel à savoir d'une désintégration chaque 1,3 minute et en une année délivre ainsi 3,93E5 Bq, 21,58% desquels sont le fait d’émissions alpha. Cette particule contient en outre 2,51 milliards d’atomes radioactifs d’environ 75 radioéléments différents (dont 34 actifs sur un an) et a un diamètre inhalable d'environ 1,03 micron. (Uraniums et transuraniums -plutonium, américium, curium, cobalt, etc.- représentent 95,79% de la masse, 8,83% du volume et 44,54% du diamètre de cette particule.) 

Compte tenu de l'ensemble des éléments de fission et d’activation qui la composent et du coefficient officiel de dose MINIMAL par inhalation de chacun, cette particule délivre une dose globale de 6,48E-6 milliSievert par seconde et puisque en une année produit 393000 Bq conduit à l'absorption de la bagatelle de 204,46 milliSievert/an. Une seule particule de ce carburant immmobilisée dans l’organisme correspond donc à 200 fois la dose d’irradiation maximale annuelle admissible.

Chers savants atomistes, chers politiciens négationnistes les innombrables poussières fines que vous avez incorporé depuis Fukushima vous souhaitent une bonne année 2012… et à nous aussi…


http://fukushima-diary.com/2012/01/hydrogen-explosion-reactor-4-happened-1-9-2012/


C.Busby “You shouldn’t go to Japan even for business trip.”



Le plutonium de Fukushima est arrivé à... Tchernobyl....
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0265931X11002992

Aggiungi didascalia

dimanche 8 janvier 2012

Roger Belbeoch

Roger Belbeoch nous a quitté il a quelques jours. L'AIPRI qui s'incline devant la mémoire de ce physicien anti-nucléaire rigoureux, clair et sans compromis porte ses profondes condoléances à son épouse Bella et à sa famille. 

mardi 20 décembre 2011

Radioactivité et radiotoxicité des 3 corium perdus de Fukushima.


Après 280 jours de décroissance les 257 tonnes de corium perdu de trois des réacteurs de Fukushima que l’on supposera avoir été consommé à 14 GwJ/t (14,43 kg fissionnés par tonne) présentent une activité radiologique probable de 180,37 millions de Curie à savoir de 6,674E18 Becquerel (6673,6 PBq). 

92,17% de cette activité est émise par les produits de fission et équivaut à 28,07% de la radiotoxicité globale. 7,83% de cette activité est le fait des produits d'activation et équivaut à 71,93% de la radiotoxicité globale.

La radiotoxicité, qui selon les facteurs de dose de la très officielle ICRP s'élève à 73,47 milliards de doses létales potentielles par inhalation et à 15,53 milliards de doses létales potentielles par ingestion relève ici principalement des produits d'activation qui dans l'ensemble sont des émetteurs alpha.

La radioactivité relève par contre ici essentiellement des produits de fission qui sont dans l'ensemble des émetteurs bêta négatif. Après ces 280 jours de décroissance cette radioactivité est essentiellement le fait des éléments suivants:  Strontium 89 pour 2,265%, Strontium 90 pour 4,713%, Yttrium 90 pour 4,713%, Yttrium 91 pour 4,852%, Zirconium 95 pour 8,067%,      Ruthénium 106 pour 9,297%,    Césium 134 pour 4,737%, Césium 137 pour 6,209%, Barium 137 pour 6,209%,  Cerium 144 pour 23,744%, Prométhium 147 pour 13,728%,   Plutonium 241 pour 5,505%,   Cobalt 60 pour 1,410%.              

La radiotoxicité pour sa part dépend surtout des éléments suivants: Strontium 90 pour 2,055%,  Yttrium 90 pour 0,120%,  Yttrium 91 pour 0,591%,  Zirconium 95 pour 0,366%,  Ruthénium 106 pour 1,351%,  Césium 134 pour 0,585%,  Césium 137 pour 0,541%,  Cerium 144 pour 21,135%,  Prométhium 147 pour 1,172%,  Plutonium 238 pour 12,025%,  Plutonium 239 pour 10,106%,  Plutonium 240 pour 10,865%,  Plutonium 241 pour 16,000%,  Americium 241 pour 7,202%,  Curium 242 pour 13,179%,  Curium 244 pour 2,009%,  Cobalt 60 pour 0,246%.

Dans 15 ans ce combustible aura perdu, respectivement à la mesure prise à 280 jours, 80,20% de sa radioactivité qui se ramènera à 35,71 millions de Curie mais sa toxicité longévive ressortira par contre renforcée de 13,35% se chiffrant à 83,28 milliards de Ld. En définitive, la radioactivité globale chute mais la radiotoxicité durable grimpe avant, environ 60 ans plus tard, d'amorcer une très lente descente ! (Cette irréfutable montée de la radiotoxicité dans le temps dépend en grande partie de la montée de l'Américium 241 -alpha- descendant bien plus radiotoxique que son Plutonium 241 de père  -bêta-.)  Il faudra en effet environ 350 ans pour qu'elle retombe à sa valeur initiale... 


Après ce décours de 15 ans, la radioactivité rémanente du combustible dépendra des radioéléments suivants:  Krypton 85 pour 1,209%,   Strontium 90 pour 16,904%,  Yttrium 90 pour 16,904%, Césium 137 pour 22,588%,  Barium 137 pour 22,588%, Prométhium 147 pour 1,618%,    Plutonium 241 pour 14,023%,    Cobalt 60 pour 1,097%. 

Sa radiotoxicité accrue sera, elle, redevable des radionucléides suivants:  Strontium 90 pour 1,287%, Césium 137 pour 0,344%,    Plutonium 238 pour 9,641%,  Plutonium 239 pour 8,912%,  Plutonium 240 pour 9,572%,  Plutonium 241 pour 7,118%,  Americium 241 pour 61,714%,   Curium 244 pour 1,028%. 

N.B.  Le taux de fission spontanée par seconde et par tonne au sein de ce combustible est de l'ordre de 3,42 millions et le flux neutronique qui en découle de l'ordre de 8,36 millions de neutrons par seconde et par tonne susceptibles d'induire la fission ou l'activation des composants du combustible. Rapporté au gramme, il y a pour autant en moyenne 3,42 fissions spontanées par gramme pour un flux de 8,36 neutrons par gramme. 

mardi 29 novembre 2011

Les eaux douces de Fukushima



Du césium radioactif  137, un   produit  de  fission   « man made », a été entre autres récemment trouvé à l’embouchure de l’Abukumagawa, sixième plus long fleuve japonais qui serpente loin de la zone interdite à plus de 60 km de Fukushima. Selon les chercheurs nippons qui ont lancé l’alerte 95 milliards de Bq par jour de Cs137 (environ 2,6 Ci pour 0,0296 gr) s’écoulent quotidiennement vers le Pacifique.  Si l’on admet à titre d’hypothèse optimiste qu’il en va ainsi depuis 280 jours sans que les apports quotidiens n’aient jamais été supérieurs, on dérive alors que 2,66E13 Bq de Cs137 et donc 8,28 gr de césium 137 se sont déversés en mer. Notons en passant que ces 8,28 gr sont en théorie en mesure de réduire à zone interdite 47,9 km2 de fonds de mer. Notons également que compte tenu des facteurs de doses cette dispersion marine correspond pour l'homme à la diffusion de 69200 doses létales potentielles par ingestion. Notons enfin, au-delà de la kamikaze censure spectrométrique mise en place au Japon, qu’il est à prévoir que la radioactivité globale réelle charriée (strontium, samarium, uranium, plutonium, americium, etc.) par ce fleuve soit selon l'historique du carburant de 2,5 à 18 fois supérieure à celle du Cs137 .

Combien d’autres dizaines de fleuves et de centaines de rivières « indemnes de retombées » sont-ils dans les mêmes conditions que l’Abukumagawa ? Combien de grammes ou de kilo de matière radioactive se sont-ils déversés en mer par la voie fluviale ?




Mensognes, dénégations et menaces n’effacent ni la radioactivité, ni les maladies, ni les sépultures. 

Image de la contamination du Japon : carte gouvernementale truquée

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-27-91916281.html

vendredi 25 novembre 2011

Le césium amer de Fukushima.


Le césium 137 est un génotoxique avéré et un poison radioactif mortel d’origine artificielle. C’est l’une des parts maudites de l’industrie atomique et c’est l’une de celles qui aujourd’hui ou demain nous emportera. Fragment d’un atome d’uranium éclaté, le Cs137 est un produit de fission du cycle atomique qui compte pour environ 3,6% de la masse de matière fissionnée d’un combustible nucléaire. Par exemple dans un carburant consommé à 35 GwJ/t on en trouve au déchargement environ 1210 grammes par tonne (environ 105210 Ci/t). Il est si dangereux que l’AIEA dans ses tables publiques signale en catimini dans son argot abscons qu’une déposition de 175 milligrammes pulvérisés par km2 (15 Ci par km2 donc 555000 Bq/m2) est une calamité sans remède qui oblige au relogement immédiat des habitants, à l’abandon sans appel de tous les biens matériels, des terres et des cultures; à l’abattage systématique des animaux domestiques et sauvages qui quittent la zone maudite. Vecteurs de contamination radioactive ces bêtes nous deviennent ennemies car leurs poils, leurs plumes et leurs pattes accumulent des poussières radioactives hautement nuisibles à l’homme.

Ce Cs137 a une longue période atomique de 30,07 ans durant laquelle il décroit en mode bêta négatif avec une constante de désintégration s-1 de 7,30946E-10. Son activité spécifique s’élève à 3,2130E12 Bq/gr -86,84 Ci/gr.- Son facteur de dose officiel par ingestion étant de 1,30E-8 Sv/Bq, une dose létale par ingestion de 5 Sievert vaut approximativement, selon l’ICRP, 384 millions de Becquerel (5/1,3E-8 = 3,8462E8) et pèse 119,705 microgrammes. (3,8462E8 Bq/3,2130E12 Bq/gr = 0,000119705 gr). 1 gramme de Cs137 contient alors un potentiel officiel de 8353 doses létales par ingestion (1/0,000119705 gr = 8353,89). Selon l’IRSN Fukushima en a libéré en mer 2,70E16 Bq à savoir 8,4 kg. C’est là certes 28 fois plus que ce que les autorités nippones avancent mais c’est toutefois un chiffre également loin du véritable compte. A notre sens pas moins de 350 kg de césium, un fallout atomique militaire mondial, ont fui Fukushima notamment lors des explosions.  Il incombe néanmoins de souligner que l’estimation de l’IRSN équivaut tout de même à plus de 70 millions de doses létales potentielles par ingestion. Cette émisssion est en outre théoriquement capable dans une retombée parfaite de produire 48000 km2 de fonds de mer interdits aux espèces (8400 gr/0,175 gr/km2 = 48000 km2). Ce sont des remarquables potentialités qu’il faut savoir élever à leur juste horreur.

De Tokyo à Los Angeles les particules radioactives de Fukushima polluent ainsi désormais les eaux du Pacifique. Plusieurs milliards de Sievert éparpillés en plusieurs milliards de milliards de particules nourrissent maintenant poissons et planctons. Les jardins de la mer produisent des aliments toxiques. Des hommes mourront de s’en nourrir. La population marine connaitra sa seconde grande extinction « anthropique » après celle des essais atomiques (voir Sternglass). Les cimetières marins enfleront à nouveau inexorablement.  La pire calamité atomique qui puisse être consume l’humanité en silence.

mercredi 16 novembre 2011

Tchernobyl ne nous oublie pas.



Aujourd'hui fin 2011, après 26 ans de décroissance les 192 tonnes de carburant/corium brûlé à 11 GwD/t (11,59 kg fissionnés par tonne) présentent une activité de 14,7 millions de Curie. 89,54% de cette radioactivité est due aux produits de fission et équivaut à 1,62% de la radiotoxicité globale. 10,46% de cette radioactivité est due aux produits d'activation et équivaut à 98,38% de la radiotoxicité globale. Cette radiotoxicité, qui s'élève à 40,1 milliards de doses létales potentielles par inhalation, relève ici principalement des produits d'activation qui dans l'ensemble sont des émetteurs alpha. La radioactivité est par contre ici surtout le fait des produits de fission qui, pour la plupart, sont des émetteurs bêta négatif. Une tonne de ce combustible fondu qui a "reposé" pendant 26 ans et que l'on suppose n'avoir connu aucun épisode de criticité et de regain d'activité, ce qui est incorrect, présente ainsi en moyenne une activité radiologique de 76500 Ci/t pour un équivalent de doses létales potentielles par inhalation de 209 millions de Ld/t. En cas d'explosion nucléaire tardive par malheureuse sédimentation du plutonium fondu en une boule critique de 6 kg tenant dans un tiers de litre, tout partira dans les airs. 


Que l'on vide ici et là sans attendre tous ces satanés réacteurs. Et que ça saute !



Architect of Reactor 3 warns of massive hydrovolcanic explosion